(R)Evolution – L'exception FAI française – Free


On s’en rend difficilement compte quand on ne regarde que notre nombril franco-français, mais la France est vraiment un pays à part dans le domaine de l’internet, ou plus précisément de l’offre des fournisseurs d’accès.

Le « triple-play », à savoir l’offre Internet/TV/Téléphone nous semble presque être un acquis social (non, je n’appelle pas les trolls souhaitant à la fois bénéficier de la sérénité de leur campagne sans voisin à moins de 5km, d’une connexion très haut débit, etc, etc), et pourtant il n’y a bien qu’en France qu’on peut retrouver des offres aussi complètes.

Quand Free a lancé son offre unique en 2002, c’était une première révolution.
Une connexion internet pour accéder au téléphone, à la télévision et en bonus à l’internet ? 🙂 Impensable avant le développement de Free…
L’intérêt de ce genre de révolution sur un secteur comme celui des FAI, c’est que les petits voisins sont bien obligés de se rapprocher au maximum de l’offre la plus innovante…

Oui, pendant quelques temps, des offres « low-cost » (Télé2) pouvaient cohabiter avec les plus innovants (Free), tout en offrant moins de service, mais la valeur ajouté de ces derniers est telle que la concurrence va au-delà des tarifs…

Nous voici donc 8 ans plus tard, en 2010.

Free a connu une évolution croissante, tant en terme d’inscrits que de services, mais cela ne restait malgré tout QUE ça… une « évolution ».

C’est donc assez drôle lorsque SFR avance à pas de velours et… comme s’ils sentaient approcher une offre d’un nouveau genre chez un concurrent, proposent une nouvelle offre baptisée « Neufbox Evolution ».

Ce n’est malheureusement là encore QUE ça, une évolution. Un coup de peinture, l’ajout d’un moteur un peu plus puissant, et… des INNOVATIONS présentes chez un concurrent comme Free depuis 4-5 ans… Ah, et… l’ « EVOLUTION » a un coût, pour ceux qui souhaitent stagner pas de problème, ils conservent leur offre à prix identique.

Et là… quelques semaines à peine après le lancement de l’offre SFR (qui aurait du sortir en début d’année il me semble…), Free arrive sur le devant de la scène et réitère son exploit de 2002 :
REVOLUTIONNER l’industrie en proposant une offre réellement novatrice.

Alors certes, certains reprocheront à Free de n’avoir pas mis en place un débridage pur et simple de la vitesse de connexion via le cuivre, ou encore que le matériel n’est pas de la meilleure qualité ou encore que… ou encore…, mais il n’empêche que Free propose aujourd’hui une véritable boîte de divertissement, en un seul objet.

Au-delà du « divertissement », Free reste cependant fidèle à lui-même, en adressant une partie de son offre… à travers certaines fonctionnalités qui ne parleront certainement jamais à madame Michu.

Plutôt que de vous détailler toutes les fonctionnalités, je vous laisse plutôt regarder les vidéos de présentation… les titres parlent de toute façon d’eux-mêmes 🙂 :

Ahhhhh… quand je vois ma connexion australienne, qui bien que plus rapide que ma connexion actuelle était limitée en débit… et commençait à peine à permettre de téléphoner (et ce n’est pas mieux maintenant…)…

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De l'importance de multiplier ses mots de passe


Avoir un mot de passe unique n’a jamais été une bonne idée…
Je ne parle même du fait que ce mot de passe unique soit « password », « 123456 » ou autre série de caractères « standard »…

Pourtant, ces derniers jours, plusieurs affaires ne font que renforcer l’importance de penser à ces mots de passe multiples…

Les faits

Vous en avez peut-être entendu parler : un éditeur majeur de blogs et sites d’informations, Gawker, éditant entre autres Gizmodo, Lifehacker, Kotaku… a été piraté la semaine dernière.


Désolé pour mon adaptation facile du logo lifehacker…

Une très grande partie des informations disponibles pour les sites du réseau de l’éditeur ont été accédées par les « pirates », et… rendues public via un fichier .torrent.

Au-delà du fait que ce sont plus d’un million d’identifiants qui ont été divulgués, il est surtout intéressant de noter que cela semble avoir été possible… grâce à un mot de passe unique.

En effet, Nick Denton, fondateur de Gawker, se serait fait pirater un compte… mais les identifiants de ce dernier étant identiques sur ses autres accès… c’est tout le système qui a été rendu accessible… dont potentiellement vos propres données.

Plus récemment, en début de semaine, McDonald’s aurait été victime du même type de problème… rendant public les identifiants de nombreux internautes.

Les règles à suivre

Non, il n’est pas toujours évident de mémoriser/tenir à jour une liste de mots de passe uniques pour chaque service. Ces derniers sont chaque jour plus nombreux… difficile donc de tout mémoriser !
Néanmoins, cela n’empêche pas de respecter quelques règles de base, pour limiter la casse en cas de problème.
Mais surtout, la multiplication des services ne doit pas justifier l’utilisation d’un mot de passe unique ! Je crois que c’est ce que je répète le plus dans cet article, des informations obtenus pour vos identifiants d’UN service permettraient un accès total…

1) Votre boîte mail est reine, protégez-la !

Aujourd’hui, la boîte mail est LE panneau de contrôle de ses différents services.
Vous y recevez vos mots de passe… ou au moins vous y recevez les e-mails pour confirmer une remise à 0 de son mot de passe.

2) Deux sites de la même « catégorie » DOIVENT avoir un mot de passe différent

Imaginons que quelqu’un récupère vos identifiants eBay. Le premier réflexe sera sans doute de tenter d’accéder à votre boîte e-mail… Mais le second sera sans doute d’essayer sur d’autres sites e-commerce.
De là à ce qu’une commande soit faite depuis Amazon… il y a du chemin, mais tout de même… autant ne pas tenter le diable :).

3) Les mots de passe doivent être un minimum « codés »

Il existe de multiples moyens de complexifier son mot de passe… mais là encore, ce n’est pas forcément le coeur du problème.
En effet, vous aurez beau avoir LE mot de passe le plus compliqué possible, s’il est le même sur tous vos accès… UN SEUL site compromis et tous vos accès seront librement disponibles… mieux vaut donc faire moins compliqués, plus variés… mais mémorisables.
L’utilisation d’un « système » est donc idéale, sur la base d’un mot-clé pouvant être unique sur l’ensemble de ses comptes. Mais attention à ne pas le rendre TROP logique !
Par exemple (et non, ce n’est pas celui que j’utilise :)), on pourrait imaginer le système suivant (à vous de trouver le votre) :
– Prendre une série type (si possible composée de chiffres et d’une alternance majuscule/minuscule). Eviter que ce soit un nom commun/propre. Si ça vous aide, prenez-en un… et décalez votre frappe d’une rangée sur la gauche pour générer un texte incohérent. exemple : « PORTE » qui deviendrait : « 0Ierz » (O remplacé par un 0 et i majuscule). Ca y est, le minimum est fait, votre série (à rendre plus longue :)) ne ressortira pas par défaut dans des dictionnaires…
– Entourer cette série de manière adaptée par site. Vous pouvez par exemple ajouter en début la première lettre du nom du site… puis en dernier la dernière lettre (avec l’un des 2 en majuscule… pour brouiller un peu les pistes)
Mon mot de passe sur facebook serait donc : « f0IerzK », tandis que sur linkedin il serait : « l0IerzN »
– Ajoutez à cela un chiffre en après la première lettre et un en fin de mot de passe, qui peuvent être identique pour tous les comptes et permettent simplement de brouiller les pistes du dernier élément de votre système, et voici nos mots de passe facebook et linkedin : « 1f0IerzK4 » et « 1l0IerzN4 »
Objectif atteint : la base reste mémorisable facilement, mais le mot de passe est différent sur chaque site, sans schéma directement repérable pour quiconque mettant la main sur l’un de vos couples identifiants/mots de passe.
– Pour plus de sécurité, suivre une autre logique pour votre accès e-mail !

4) Vérifiez la sécurité supposée de votre mot de passe

Plusieurs sites existent pour déterminer la sécurité d’un mot de passe. Essayez par exemple How Secure is My Password ?, qui vous indiquera pour mon mot de passe qu’il faudrait 42 années de puissance de travail d’un ordinateur de bureau pour en venir à bout ;).

Mais encore une fois… l’essentiel est vraiment de ne pas avoir qu’un mot de passe, car ses 42 années passent vite en 2 secondes si l’un de sites est compromis…

Allez c’est parti

Hop hop hop, si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est peut-être que vous êtes un vilain petit canard à mot de passe simple/unique. Direction tous les sites sur lesquels vous êtes inscrits, et modifiez-moi tout ça au plus vite :).

PS : Il existe également des solutions telles que lastpass, 1password, etc… mais autant faire travailler votre mémoire non ?

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Facebook VS Google | Coca VS Eau


Étrange analogie qui m’est passée par la tête la nuit dernière…

En fait j’y repensais car je parlais moi-même il y a peu de l’affrontement Facebook/Google/Microsoft… Pourtant, maintenant, je ne crois pas que facebook soit réellement un adversaire de Google, en tout cas pas avec la stratégie actuelle du réseau social.

Différence de genèse

Facebook et Google ont avant tout une origine très différente :

D’un côté nous avons Facebook, qui part d’un besoin « humain » de rester en contact avec ses amis.

De l’autre, nous avons Google, qui est parti d’un besoin plus « pratique » : se repérer/trouver des réponses.

Différence d’évolution

Vient ensuite la croissance de chaque acteur, fondamentalement différente, pensée sur des modèles distincts

Facebook s’est d’abord concentré sur son service, ne s’ouvrant que tardivement au reste du web (Connect /Social Graph) tout en restant cependant concentré sur cette activité sociale originelle. Une évolution… assez logique donc…

Google  par contre s’est directement ouvert à d’autres horizons que son seul site. Son modèle de revenus en est d’ailleurs un signe clé : je place des publicités sur n’importe quel site éditeur.

Ces revenus ont alors permis à Google de se développer en suivant un chemin logique de simplification permanente des actions menées par les internautes :

– Recherche (Google)
– Actualité (Google News)
– Photo (Google Images / Picasa)
– Vidéo (YouTube)
– Navigation géographique (Maps)
– Navigation web (Chrome)

… pour en arriver à proposer la base de tout usage informatique : un système d’exploitation, qu’il soit mobile (Android) ou non (Chrome OS).

Du Coca et de l’Eau ?

Vous ne voyez peut-être pas encore où je veux en venir…
Pour moi, Facebook est à Google ce que le Coca est à l’eau.

Coca :
La boisson : Énormément de monde aime boire du Coca, mais on peut s’en passer/lasser et l’usage, malgré le plaisir que peut apporter sa consommation, reste limité. Alors, pour attirer plus de monde et ne pas lasser, on voit naître de nombreuses déclinaisons : light/citron/sango/etc, mais finalement… on se rend vite compte que ça reste du Coca. Le coca a un goût… on aime… ou pas.
Facebook : Les chiffres sont gigantesques : 500 millions d’inscrits, 250 millions de connexions chaque mois en dehors de facebook (facebook connect). Pourtant, il restera toujours des irréductibles, tant le service peut paraître intrusif. De nombreux débats sont sans cesse relancés sur le sujet. Facebook a un temps développé une version « lite », finalement abandonnée, tant pis pour l’analogie avec Coca. Tout comme pour la boisson, les « déclinaisons » se développent : mobile/connect/’like’, les usages s’étendent et même si cela permet d’organiser le web de manière différente, ça reste du facebook.

Eau :
La boisson : A l’inverse, quand on parle de l’eau, le champs des possibles s’élargit, va au-delà de la fonction de boisson, en couvrant un périmètre élargi de besoins relativement basiques (se laver, cuisiner, jardiner, voyager (bateau), etc). Son utilisation dans l’ensemble de ces domaines est naturelle/instinctive/réflexe. Sans saveur, l’eau est utilisée pour ce qu’elle apporte… pas tellement pour l’élément lui-même.
Google : Quoi de plus réflexe qu’une recherche Google… les barres d’adresses elles-mêmes sont délaissées au profit de Google, où les gens tapent des adresses… puis cliquent sur le lien retourné par Google. L’ensemble du champ d’action de Google évolue alors similairement, en proposant pour chaque service un accès simple et direct… jusqu’à rassembler tous ces usages au sein du moteur de recherche global.

Conclusion :

Facebook est donc selon moi sur un axe plus émotionnel, plus sujet aux évolutions des goûts de chacun (et donc des modes) que Google, qui sur l’intégralité de ses projets s’oriente vers la pratique, et donc moins sensible aux évolutions des préférences de chacun…
Du coup, pour un peu justifier cette analogie – n’ayant, je vous l’assure, nécessité aucune prise d’hallucinogène – je ne pense pas que Google soit en danger pour un remplacement à court terme comme « maître du web » par facebook.
C’est d’autant plus vrai depuis le lancement de Chrome OS… qui est l’apogée de cette stratégie orientée simplicité/réflexe.

Voilà, c’était mon analogie de la nuit et de la fin de semaine… reste à savoir qui serait le vin si Google est l’eau et facebook le coca…

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MAYOZ : Galerie photo communautaire

Une galerie photo communautaire ? Mais il n’y a pas déjà Flickr, Picasa… voire même facebook pour ça ?

Pas exactement… en fait le site dont je vous parle aujourd’hui permet à tout photographe de proposer une photo pour la faire éditer sur toiles (de différents formats)…. et mettre en vente.

C’est un ami/ancien collègue, Florent Tardivel, qui a lancé cette activité ces jours-ci, et après Benjamin et ses cadeaux pour bébé presque parfaits, voici donc un nouvel entrepreneur dans mon entourage… Ca donnerait (presque) envie de passer le cap !

Revenons à Mayoz !

Le principe est assez simple :

Nombreux sont les sites permettant de mettre en vente des photos, de manière digitale, sur des banque d’achat d’art (Getty, Fotolia, Corbis, etc)…

De la même manière, imprimer ses créations sur des Tee-shirts ou objets en tous genre se fait beaucoup.

Mais qu’en est-il de la photo « pour la photo » ? Comment valoriser ses clichés tout en faisant appel à la communauté ? Il ne me semble pas qu’un tel service existait jusqu’alors… ou en tout cas pas en France.

C’est donc ce que permet Mayoz, de la manière suivante :

1) Les photographes déposent leurs meilleurs clichés

2) Après une première sélection par les administrateur du site, les clichés sont visible dans une galerie « Concours », où les membres peuvent élire leur préférée

3) Les photos les plus plébiscitées sont mises en vente dans la boutique

Pour le grand gagnant de chaque session, c’est un gain de 400€ immédiatement, en complément des 15% du prix de vente reversés pour chaque photo vendue.

Je participe au concours du moment, avec une photo qui n’est sans doute pas ma meilleure… mais qui a le mérite d’apporter de la couleur à une sélection jusqu’à présent assez ‘triste’ !

N’hésitez donc pas à aller voter… et/ou participer à votre tour. Ou si vous êtes en recherche d’idées cadeaux pour Noël, une sélection est déjà en vente dans la galerie, faites-vous donc plaisir ;).

Bravo à Florent pour cette initiative, et longue vie à Mayoz.fr !

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