Pub TV et relais web : Exemple du Superbowl

66 publicités ont été diffusées au cours de la finale 2011 du Superbowl. Vous les avez sans doute déjà vues… mais les ayant attrapées en retour de vacances, j’ai voulu observer l’utilisation des pubs TV comme passerelle vers Internet.

Rapide tour d’horizon avant d’en arriver à la conclusion.

Voici la répartition de secteur d’activité des différents annonceurs du Superbowl :

– 12 dans l’automobile
– 8 pure players
– 10 dans l’entertainment (films/séries/émissions)
– 4 dans le « high tech » (enfin… téléphonie pour être précis)
– 9 dans l’alimentaire (j’y ai inclus l’alcool… même si ça diffère un peu)
– 2 dans la distribution

Je n’avais pas réellement d’a priori avant de commencer cet article, mais je me rends maintenant  compte qu’il y a une certaine logique sectorielle par secteur.

Automobile

Marque très starifiée dans l’ensemble, pas de place pour y mettre trop de passerelles. On note donc des (très discrets) affichages de l’URL du site de marque.
Hyundai se distingue, en proposant une URL spécifique vers un dispositif, plus mise en valeur.
Mini et Audi ont jugé bon de ne pas inclure le site du tout… et quant à VW, ils sont partagés… et décident de ne pas créer de passerelle… sur leur publicité « THE FORCE », le buzz sur internet pour ce Superbowl, comme quoi !

Pure Players

Là, je m’attendais déjà à une présence un peu plus forte/originale, et ça n’a pas manqué, même si ça reste dans l’ensemble assez conventionnel.
4 ne proposent qu’un lien vers leur site, sans complément, tandis que  Godaddy propose de découvrir la suite de la publicité sur son site.
Enfin, les 3 derniers profitent davantage de l’espace d’expression, avec une palme décernée à Teleflora, qui trouve le moyen de mettre en avant sa présence facebook/twitter/appstore… et de proposer une offre promo sur base d’un code.

Entertainment

On pourrait s’attendre à quelque chose de très intéressant de la part de ces annonceurs, mais ça reste dans l’ensemble très plat.
Des simples relais vers le site du programme pour la plupart, voire même rien du tout pour la NFL qui n’affiche que son logo.
CaptainAmerica bénéficie d’un traitement de faveur, avec des « contenus exclusifs » vantés, et Pirate des Caraibes propose une offre par SMS, plutôt malin pour une pub TV visionnée dans un contexte privilégiant ce type de con sommation.
Enfin, l’émission X-Factor propos la totale, avec facebook, twitter, et… même MySpace !

High Tech

Ici encore, il n’aurait pas été étonnant de voir une passerelle forte, mais seul Xperia en profite, en invitant les téléspectateurs à se rendre sur facebook.
Cellular South préfèrent quant à eux insister sur une promotion en magasin (pas forcément une mauvaise idée :)).

Alimentation/alcool

Palme sociale accordée à ce secteur, avec la moitié des annonceurs (4) redirigeant directement vers facebook. Une spécificité intéressante chez Pepsimax… qui redirige vers facebook à travers une adresse pepsimax ! http://www.pepsimax.com/facebook/.
Jack in the Box relaie quand à lui une opération spéciale du moment.
Intéressant également de constater que  les politiques sociales ne sont pas les mêmes au sein d’un groupe, Doritos redirigeant vers son site (dénué d’intégration facebook) quand pepsimax joue pleinement cette carte  (groupe Pepsico tous deux).
Enfin concernant l’alimentation, étonnant de voir 2 marques aussi présentes sur internet que Stella Artois et Coca-Cola ne pas indiquer de présence digitale.

Distribution

Bestbuy.com ayant une très forte présence e-commerce, on ne pouvait éviter le relais vers leur site. A l’inverse, Sealy semble se moquer totalement de sa présence digitale (impression confirmée par les maigres 1 809 fans de la marque centenaire sur facebook)

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé ça aussi intéressant que moi de se pencher sur l’envers de ces publicités, dont on ne parle généralement que pour évoquer la qualité créative (et les budgets astronomiques qui vont avec), mais justement, quitte à y mettre les moyens, pourquoi ne pas occuper quelques pixels de l’écran pour prolonger l’expérience avec le téléspectateur ?

Ah, et si vous voulez voir les fameuses pubs, c’est par ici, en attendant vous aurez droits aux 45 packshots (66 pubs en tout, mais je n’en ai conservé qu’une par annonceur).

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De l'importance des mots de passe… administrateurs

Je parlais il y a maintenant deux mois de l’importance des mots de passe utilisés sur ses différents comptes, mais en réalité surtout de leur diversité…

Aujourd’hui, je me place du côté des administrateurs divers et variés, et en l’occurrence des administrateurs de Hotspots Wifi, vu que c’est l’expérience que j’ai vécue.

J’étais à l’hôtel en vacances la semaine dernière (quelques photos bientôt ;)), et l’accès Wifi y était comme bien souvent payant…
Certes, le tarif n’était pas « abusif » (7€ la journée ou 35€ la semaine), mais j’avais envie de tester un petit quelque chose… qui n’a pas loupé.

Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais il y a eu par le passé quelques mésaventures dans des distributeurs de billets, à cause de mots de passe administrateur laissés par défaut… permettant à des voleurs de braquer tranquillement le distributeur.

Eh bien c’est pareil avec les accès wifi !

Je suis loin d’être un « hacker », et ça ne m’a pas empêché d’avoir un accès gratuit à l’internet de l’hôtel… de la manière suivante, en quelques étapes assez simple.

1) J’ai payé l’accès pour une journée (ce n’était pas nécessaire, j’aurais pu obtenir les informations requises depuis n’importe quel wifi gratuit… mais c’était la moindre des choses !)
2) J’ai repéré le service hotspot utilisé (assez simplement grâce à une recherche google incluant des mots clés de la page de log-in) – 10 secondes
3) Une fois ce service connu (que je tairai…), j’ai simplement cherché « nom-du-service manual », pour trouver la notice d’utilisation – 10 secondes
4) Le PDF s’ouvrant, j’y recherche « default » pour trouver les identifiants et mots de passe par défaut – 10 secondes
5) Au bout de ces 30 secondes, je peux enfin tester… et miracle, ça marche…
Attention : Je n’ai pas profité de cet accès pour me connecter au-delà de ma journée payée.

Il m’aura donc fallu moins de 30 secondes pour obtenir les accès au wifi de l’hôtel… soit 10 fois moins que le temps requis pour aller demander mon accès journée ;).

Plus sérieusement, il ne s’agit clairement pas ici d’information « sensible » (quoique… je n’ai pas lu la notice, mais ces accès me permettaient peut-être de gérer et modifier entièrement le système…), mais je pense que le comportement des individus est le même pour tout type d’usage…

La morale : toute information pouvant être trouvée sur internet, la base est au moins de ne pas conserver les accès par défaut. C’est exactement la méthode qu’avaient utilisé les braqueurs de distributeur, une simple recherche sur le modèle de distributeur permettant d’en trouver la notice d’utilisation… et par extension la séquence permettant l’accès à l’interface d’administration du DAB !

ATTENTION : Je n’encourage personne à accéder à une connexion wifi de cette manière… et cet article a pour seul but d’encourager au contraire les administrateurs à être plus vigilants.

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