(R)Evolution – L'exception FAI française – Free


On s’en rend difficilement compte quand on ne regarde que notre nombril franco-français, mais la France est vraiment un pays à part dans le domaine de l’internet, ou plus précisément de l’offre des fournisseurs d’accès.

Le « triple-play », à savoir l’offre Internet/TV/Téléphone nous semble presque être un acquis social (non, je n’appelle pas les trolls souhaitant à la fois bénéficier de la sérénité de leur campagne sans voisin à moins de 5km, d’une connexion très haut débit, etc, etc), et pourtant il n’y a bien qu’en France qu’on peut retrouver des offres aussi complètes.

Quand Free a lancé son offre unique en 2002, c’était une première révolution.
Une connexion internet pour accéder au téléphone, à la télévision et en bonus à l’internet ? :) Impensable avant le développement de Free…
L’intérêt de ce genre de révolution sur un secteur comme celui des FAI, c’est que les petits voisins sont bien obligés de se rapprocher au maximum de l’offre la plus innovante…

Oui, pendant quelques temps, des offres « low-cost » (Télé2) pouvaient cohabiter avec les plus innovants (Free), tout en offrant moins de service, mais la valeur ajouté de ces derniers est telle que la concurrence va au-delà des tarifs…

Nous voici donc 8 ans plus tard, en 2010.

Free a connu une évolution croissante, tant en terme d’inscrits que de services, mais cela ne restait malgré tout QUE ça… une « évolution ».

C’est donc assez drôle lorsque SFR avance à pas de velours et… comme s’ils sentaient approcher une offre d’un nouveau genre chez un concurrent, proposent une nouvelle offre baptisée « Neufbox Evolution ».

Ce n’est malheureusement là encore QUE ça, une évolution. Un coup de peinture, l’ajout d’un moteur un peu plus puissant, et… des INNOVATIONS présentes chez un concurrent comme Free depuis 4-5 ans… Ah, et… l’ « EVOLUTION » a un coût, pour ceux qui souhaitent stagner pas de problème, ils conservent leur offre à prix identique.

Et là… quelques semaines à peine après le lancement de l’offre SFR (qui aurait du sortir en début d’année il me semble…), Free arrive sur le devant de la scène et réitère son exploit de 2002 :
REVOLUTIONNER l’industrie en proposant une offre réellement novatrice.

Alors certes, certains reprocheront à Free de n’avoir pas mis en place un débridage pur et simple de la vitesse de connexion via le cuivre, ou encore que le matériel n’est pas de la meilleure qualité ou encore que… ou encore…, mais il n’empêche que Free propose aujourd’hui une véritable boîte de divertissement, en un seul objet.

Au-delà du « divertissement », Free reste cependant fidèle à lui-même, en adressant une partie de son offre… à travers certaines fonctionnalités qui ne parleront certainement jamais à madame Michu.

Plutôt que de vous détailler toutes les fonctionnalités, je vous laisse plutôt regarder les vidéos de présentation… les titres parlent de toute façon d’eux-mêmes :) :

Ahhhhh… quand je vois ma connexion australienne, qui bien que plus rapide que ma connexion actuelle était limitée en débit… et commençait à peine à permettre de téléphoner (et ce n’est pas mieux maintenant…)…

De l'importance de multiplier ses mots de passe


Avoir un mot de passe unique n’a jamais été une bonne idée…
Je ne parle même du fait que ce mot de passe unique soit « password », « 123456″ ou autre série de caractères « standard »…

Pourtant, ces derniers jours, plusieurs affaires ne font que renforcer l’importance de penser à ces mots de passe multiples…

Les faits

Vous en avez peut-être entendu parler : un éditeur majeur de blogs et sites d’informations, Gawker, éditant entre autres Gizmodo, Lifehacker, Kotaku… a été piraté la semaine dernière.


Désolé pour mon adaptation facile du logo lifehacker…

Une très grande partie des informations disponibles pour les sites du réseau de l’éditeur ont été accédées par les « pirates », et… rendues public via un fichier .torrent.

Au-delà du fait que ce sont plus d’un million d’identifiants qui ont été divulgués, il est surtout intéressant de noter que cela semble avoir été possible… grâce à un mot de passe unique.

En effet, Nick Denton, fondateur de Gawker, se serait fait pirater un compte… mais les identifiants de ce dernier étant identiques sur ses autres accès… c’est tout le système qui a été rendu accessible… dont potentiellement vos propres données.

Plus récemment, en début de semaine, McDonald’s aurait été victime du même type de problème… rendant public les identifiants de nombreux internautes.

Les règles à suivre

Non, il n’est pas toujours évident de mémoriser/tenir à jour une liste de mots de passe uniques pour chaque service. Ces derniers sont chaque jour plus nombreux… difficile donc de tout mémoriser !
Néanmoins, cela n’empêche pas de respecter quelques règles de base, pour limiter la casse en cas de problème.
Mais surtout, la multiplication des services ne doit pas justifier l’utilisation d’un mot de passe unique ! Je crois que c’est ce que je répète le plus dans cet article, des informations obtenus pour vos identifiants d’UN service permettraient un accès total…

1) Votre boîte mail est reine, protégez-la !

Aujourd’hui, la boîte mail est LE panneau de contrôle de ses différents services.
Vous y recevez vos mots de passe… ou au moins vous y recevez les e-mails pour confirmer une remise à 0 de son mot de passe.

2) Deux sites de la même « catégorie » DOIVENT avoir un mot de passe différent

Imaginons que quelqu’un récupère vos identifiants eBay. Le premier réflexe sera sans doute de tenter d’accéder à votre boîte e-mail… Mais le second sera sans doute d’essayer sur d’autres sites e-commerce.
De là à ce qu’une commande soit faite depuis Amazon… il y a du chemin, mais tout de même… autant ne pas tenter le diable :) .

3) Les mots de passe doivent être un minimum « codés »

Il existe de multiples moyens de complexifier son mot de passe… mais là encore, ce n’est pas forcément le coeur du problème.
En effet, vous aurez beau avoir LE mot de passe le plus compliqué possible, s’il est le même sur tous vos accès… UN SEUL site compromis et tous vos accès seront librement disponibles… mieux vaut donc faire moins compliqués, plus variés… mais mémorisables.
L’utilisation d’un « système » est donc idéale, sur la base d’un mot-clé pouvant être unique sur l’ensemble de ses comptes. Mais attention à ne pas le rendre TROP logique !
Par exemple (et non, ce n’est pas celui que j’utilise :) ), on pourrait imaginer le système suivant (à vous de trouver le votre) :
- Prendre une série type (si possible composée de chiffres et d’une alternance majuscule/minuscule). Eviter que ce soit un nom commun/propre. Si ça vous aide, prenez-en un… et décalez votre frappe d’une rangée sur la gauche pour générer un texte incohérent. exemple : « PORTE » qui deviendrait : « 0Ierz » (O remplacé par un 0 et i majuscule). Ca y est, le minimum est fait, votre série (à rendre plus longue :) ) ne ressortira pas par défaut dans des dictionnaires…
- Entourer cette série de manière adaptée par site. Vous pouvez par exemple ajouter en début la première lettre du nom du site… puis en dernier la dernière lettre (avec l’un des 2 en majuscule… pour brouiller un peu les pistes)
Mon mot de passe sur facebook serait donc : « f0IerzK », tandis que sur linkedin il serait : « l0IerzN »
- Ajoutez à cela un chiffre en après la première lettre et un en fin de mot de passe, qui peuvent être identique pour tous les comptes et permettent simplement de brouiller les pistes du dernier élément de votre système, et voici nos mots de passe facebook et linkedin : « 1f0IerzK4″ et « 1l0IerzN4″
Objectif atteint : la base reste mémorisable facilement, mais le mot de passe est différent sur chaque site, sans schéma directement repérable pour quiconque mettant la main sur l’un de vos couples identifiants/mots de passe.
- Pour plus de sécurité, suivre une autre logique pour votre accès e-mail !

4) Vérifiez la sécurité supposée de votre mot de passe

Plusieurs sites existent pour déterminer la sécurité d’un mot de passe. Essayez par exemple How Secure is My Password ?, qui vous indiquera pour mon mot de passe qu’il faudrait 42 années de puissance de travail d’un ordinateur de bureau pour en venir à bout ;) .

Mais encore une fois… l’essentiel est vraiment de ne pas avoir qu’un mot de passe, car ses 42 années passent vite en 2 secondes si l’un de sites est compromis…

Allez c’est parti

Hop hop hop, si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est peut-être que vous êtes un vilain petit canard à mot de passe simple/unique. Direction tous les sites sur lesquels vous êtes inscrits, et modifiez-moi tout ça au plus vite :) .

PS : Il existe également des solutions telles que lastpass, 1password, etc… mais autant faire travailler votre mémoire non ?

Facebook VS Google | Coca VS Eau


Étrange analogie qui m’est passée par la tête la nuit dernière…

En fait j’y repensais car je parlais moi-même il y a peu de l’affrontement Facebook/Google/Microsoft… Pourtant, maintenant, je ne crois pas que facebook soit réellement un adversaire de Google, en tout cas pas avec la stratégie actuelle du réseau social.

Différence de genèse

Facebook et Google ont avant tout une origine très différente :

D’un côté nous avons Facebook, qui part d’un besoin « humain » de rester en contact avec ses amis.

De l’autre, nous avons Google, qui est parti d’un besoin plus « pratique » : se repérer/trouver des réponses.

Différence d’évolution

Vient ensuite la croissance de chaque acteur, fondamentalement différente, pensée sur des modèles distincts

Facebook s’est d’abord concentré sur son service, ne s’ouvrant que tardivement au reste du web (Connect /Social Graph) tout en restant cependant concentré sur cette activité sociale originelle. Une évolution… assez logique donc…

Google  par contre s’est directement ouvert à d’autres horizons que son seul site. Son modèle de revenus en est d’ailleurs un signe clé : je place des publicités sur n’importe quel site éditeur.

Ces revenus ont alors permis à Google de se développer en suivant un chemin logique de simplification permanente des actions menées par les internautes :

- Recherche (Google)
- Actualité (Google News)
- Photo (Google Images / Picasa)
- Vidéo (YouTube)
- Navigation géographique (Maps)
- Navigation web (Chrome)

… pour en arriver à proposer la base de tout usage informatique : un système d’exploitation, qu’il soit mobile (Android) ou non (Chrome OS).

Du Coca et de l’Eau ?

Vous ne voyez peut-être pas encore où je veux en venir…
Pour moi, Facebook est à Google ce que le Coca est à l’eau.

Coca :
La boisson : Énormément de monde aime boire du Coca, mais on peut s’en passer/lasser et l’usage, malgré le plaisir que peut apporter sa consommation, reste limité. Alors, pour attirer plus de monde et ne pas lasser, on voit naître de nombreuses déclinaisons : light/citron/sango/etc, mais finalement… on se rend vite compte que ça reste du Coca. Le coca a un goût… on aime… ou pas.
Facebook : Les chiffres sont gigantesques : 500 millions d’inscrits, 250 millions de connexions chaque mois en dehors de facebook (facebook connect). Pourtant, il restera toujours des irréductibles, tant le service peut paraître intrusif. De nombreux débats sont sans cesse relancés sur le sujet. Facebook a un temps développé une version « lite », finalement abandonnée, tant pis pour l’analogie avec Coca. Tout comme pour la boisson, les « déclinaisons » se développent : mobile/connect/’like’, les usages s’étendent et même si cela permet d’organiser le web de manière différente, ça reste du facebook.

Eau :
La boisson : A l’inverse, quand on parle de l’eau, le champs des possibles s’élargit, va au-delà de la fonction de boisson, en couvrant un périmètre élargi de besoins relativement basiques (se laver, cuisiner, jardiner, voyager (bateau), etc). Son utilisation dans l’ensemble de ces domaines est naturelle/instinctive/réflexe. Sans saveur, l’eau est utilisée pour ce qu’elle apporte… pas tellement pour l’élément lui-même.
Google : Quoi de plus réflexe qu’une recherche Google… les barres d’adresses elles-mêmes sont délaissées au profit de Google, où les gens tapent des adresses… puis cliquent sur le lien retourné par Google. L’ensemble du champ d’action de Google évolue alors similairement, en proposant pour chaque service un accès simple et direct… jusqu’à rassembler tous ces usages au sein du moteur de recherche global.

Conclusion :

Facebook est donc selon moi sur un axe plus émotionnel, plus sujet aux évolutions des goûts de chacun (et donc des modes) que Google, qui sur l’intégralité de ses projets s’oriente vers la pratique, et donc moins sensible aux évolutions des préférences de chacun…
Du coup, pour un peu justifier cette analogie – n’ayant, je vous l’assure, nécessité aucune prise d’hallucinogène – je ne pense pas que Google soit en danger pour un remplacement à court terme comme « maître du web » par facebook.
C’est d’autant plus vrai depuis le lancement de Chrome OS… qui est l’apogée de cette stratégie orientée simplicité/réflexe.

Voilà, c’était mon analogie de la nuit et de la fin de semaine… reste à savoir qui serait le vin si Google est l’eau et facebook le coca…

MAYOZ : Galerie photo communautaire

Une galerie photo communautaire ? Mais il n’y a pas déjà Flickr, Picasa… voire même facebook pour ça ?

Pas exactement… en fait le site dont je vous parle aujourd’hui permet à tout photographe de proposer une photo pour la faire éditer sur toiles (de différents formats)…. et mettre en vente.

C’est un ami/ancien collègue, Florent Tardivel, qui a lancé cette activité ces jours-ci, et après Benjamin et ses cadeaux pour bébé presque parfaits, voici donc un nouvel entrepreneur dans mon entourage… Ca donnerait (presque) envie de passer le cap !

Revenons à Mayoz !

Le principe est assez simple :

Nombreux sont les sites permettant de mettre en vente des photos, de manière digitale, sur des banque d’achat d’art (Getty, Fotolia, Corbis, etc)…

De la même manière, imprimer ses créations sur des Tee-shirts ou objets en tous genre se fait beaucoup.

Mais qu’en est-il de la photo « pour la photo » ? Comment valoriser ses clichés tout en faisant appel à la communauté ? Il ne me semble pas qu’un tel service existait jusqu’alors… ou en tout cas pas en France.

C’est donc ce que permet Mayoz, de la manière suivante :

1) Les photographes déposent leurs meilleurs clichés

2) Après une première sélection par les administrateur du site, les clichés sont visible dans une galerie « Concours », où les membres peuvent élire leur préférée

3) Les photos les plus plébiscitées sont mises en vente dans la boutique

Pour le grand gagnant de chaque session, c’est un gain de 400€ immédiatement, en complément des 15% du prix de vente reversés pour chaque photo vendue.

Je participe au concours du moment, avec une photo qui n’est sans doute pas ma meilleure… mais qui a le mérite d’apporter de la couleur à une sélection jusqu’à présent assez ‘triste’ !

N’hésitez donc pas à aller voter… et/ou participer à votre tour. Ou si vous êtes en recherche d’idées cadeaux pour Noël, une sélection est déjà en vente dans la galerie, faites-vous donc plaisir ;) .

Bravo à Florent pour cette initiative, et longue vie à Mayoz.fr !

Google à l'assaut du "monde réel" via le mobile


Google a toujours su jusqu’à présent adapter ses différents produits pour y intégrer son modèle économique clé : les publicités.
C’est vrai pour tous les médias connectés « nativement », mais Google s’est également essayé à la publicité plus traditionnelle, comme la radio, la TV ou la presse…
Si je ne m’abuse, ces différentes tentatives ont toujours été un… échec. [Check facts]

Aujourd’hui, Google est devenu plus mature (et les marchés également), et c’est donc à travers une approche plus fine que Google se rapproche du monde réel, en exploitant pleinement ses compétences acquises dans le digital.

Cette évolution passe principalement par deux outils annoncés récemment :
- L’intégration des technologies NFC dans Android 2.3
- L’évolution de Google Goggle pour concurrencer les flashcodes (QR/2D Codes)

Les NFC

Les technologies NFC (Near Field Communication) permettent d’utiliser un terminal pour interagir avec des objets, sans aucune saisie, au simple rapprochement des deux unités. Ca n’a rien de nouveau/révolutionnaire. C’est une évolution du RFID, toujours une « contactless technology », mais qui est… à sens unique, là où les NFC permettent une communication dans les deux sens (Les RFID sont par exemple utilisées quotidiennement par des… 10aines de millions d’individus, que ce soit pour le transport (Navigo) ou les badges d’accès aux bureaux…).
L’intérêt de cette nouvelle est que le développement de cette technologie était pour l’instant limité à quelques pays (principalement le japon), et que son arrivée sur Android permettra donc sans doute de faciliter sa démocratisation (l’iPhone 5 en « sera » sans doute également équipé… ça fait tout du moins partie des rumeurs).
Les usages sont nombreux, mais on peut facilement imaginer un paiement depuis son terminal, passant par Google Checkout, dans n’importe quel magasin, sans avoir à saisir quoique ce soit.

Google Goggles VS les flashcodes

Je parlais il y a longtemps déjà des flashcodes [Check Article], ces codes barres bi-dimensionnels permettant d’accéder à un contenu (image, fichier, adresse web,…), par simple prise en photo de ce code. Là encore, ils sont très utilisés au Japon (agences immobilières, affichage urbain, etc), beaucoup moins en Europe/France, bien qu’on aperçoive régulièrement quelques initiatives…
L’évolution avec Google Goggles est de permettre le même usage, mais sans nécessiter de code, sur n’importe quelle image.
Si vous avez la chance (ou pas) d’habiter dans une ville équipée de supports publicitaires JcDecaux, vous avez peut-être déjà remarqué « U-Snap », lancé le mois dernier, et proposant cette fonctionnalité (en utilisant une technologie de la société GooG, fournisseur entre autre par ailleurs de Direct Matin).
La différence importante selon moi est que Goggle ne sert pas « que pour la pub », et n’est pas limité aux seuls supports d’une régie publicitaire.
Je trouve qu’il faut être bien curieux/fils de pub pour prendre l’initiative d’installer une application… permettant de prendre en photo une pub… pour voir plus de pubs !
Google Goggle est un service déjà actif, permettant d’effectuer une recherche Google à travers la prise d’une photo d’un objet/texte/image. Il y a donc déjà une utilité, qui ne fait qu’être complétée par le support publicitaire. Avant de permettre cet usage publicitaire, Google Goggle est d’abord un outil de recherche visuel reconnaissant déjà très bien les bâtiments, logos, etc.
Il s’agit donc simplement d’étendre cette fonctionnalité au domaine de la publicité. Une démonstration ci-dessous :

Deux approches différentes mais complémentaires donc de l’approche « Google » du lien entre le réel et le virtuel à travers le mobile.

Et pour vous, l’intégration de Google dans votre vie « physique » vous freinerait-elle à utiliser ses services ? Où cela ne représente aucune différence avec le lien que vous entretenez (ou non :) ) avec Google dans le « digital » ?

CDLS : Tumblr, YouTube, Facebook, Skyfire/Appstore, Cinéma


1540 : A l’heure où Twitter se développement fortement et où la croissance des blogs se ralentit, la tendance de la simplification du partage contenu se confirme avec les performances d’un acteur intermédiaire entre les deux solutions : Tumblr. En effet, depuis la rentrée, le nombre de pages vues est passé de 600 millions en août à plus de 1,2 milliards en octobre… pour une croissance d’octobre 2009 à octobre 2010 de plus de 1540%.

35h : Les journées ne feront (sans doute) jamais plus de 24h, mais les minutes YouTube sont de plus en plus longues. Après avoir dépassé les 10h de vidéo mises en ligne chaque minute sur YouTube en février 2008, puis 25h en avril 2010, c’est en octobre que le cap des 35h de vidéo par minute a été dépassé… Bientôt 1h… par seconde… étourdissant.

450 000 000 : L’un des budgets principaux qu’un site comme Facebook tient certainement à l’hébergement. Ce n’est donc que partiellement étonnant d’apprendre que Facebook va investir 450 millions d’euros dans un data center. Entre les échanges quotidiens des utilisateurs, dont 4 milliards de messages, mais aussi… plusieurs dizaines de millions de photos envoyées chaque jour, les besoins de stockage et de bande passante sont… énormes.

1 000 000 : Les « success-stories » de l’appstore d’apple ne sont pas rares, mais elles sont souvent liées à des applications/jeux assez… ludiques/futiles, ou n’ayant pas d’alternatives gratuites. C’est ce qui rend la réussite du navigateur Skyfire si intéressante. Il s’agit donc d’une alternative à Safari, apportant des fonctionnalités complémentaires (lectures vidéos Flash, navigation confidentielle, intégration de facebook…). Et ces fonctionnalités semblent plaire, l’application ayant rapporté 1 million d’euros à son éditeur en moins d’une semaine.

9,2 : L’industrie du cinéma va mal, c’est bien connu. Le piratage… tout ça… Ah, à moins que sur les 12 derniers mois il y ait eu une croissance de fréquentation en salles de plus de 9%. Enfin c’est le CNC qui l’annonce… ces gens-là ne savent vraiment pas de quoi ils parlent…

Quand Trombi.com célèbre ses obsèques


Avez-vous connu Trombi.com ? Ou devrais-je plutôt dire « connaissez-vous » Trombi.com, le service étant visiblement toujours actif.
C’est un site d’une autre époque, celle où la question qui se posait n’était pas : Tu es plutôt présent sur Viadeo, Linkedin ou Facebook ? mais plutôt : Tu es sur Copains d’avant ?
Ah, Copains d’Avant… visiblement en terme d’inscrits ça ne va pas si mal de leur côté, et il est vrai que leur référencement permet de voir des résultats remonter régulièrement. Je noterais néanmoins leur passage au « tout (ou presque) payant peu de temps avant l’explosion de Facebook en France… j’imagine le déluge en terme d’usage à ce moment de l’histoire de la société…

Revenons à nos moutons… Trombi.com donc.
Il y a des chiffres qui me dépassent. Il y aurait ainsi plus de 19% de la population française inscrite sur Trombi.com . Et en octobre 2008, c’était le 83e site le plus consulté en France.
Et pourtant, alors que ces chiffres nous invitent à penser que tout le monde se retrouve joyeusement sur Trombi.com, les e-mailings envoyés par le site ne traduisent pas tout à fait les mêmes tendances.

Voici donc ce que j’ai reçu, la nuit dernière, avec les fanfares (le champagne n’aurait visiblement pas été de trop).

Outre le fait que me féliciter d’avoir atteint le nombre si prestigieux de 66 visites (à la rigueur 666, et encore) me parait… au mieux ridicule, au pire désespéré (je pense qu’il y a plus de visites chaque semaine sur mon profil Viadeo…), ces visites s’étendent non seulement sur une période indéfinie, mais… la dernière date d’il y a plus de 3 ans.

Le hasard fait de drôle de choses, mais l’été 2007 correspond exactement au début d’adoption « massive » de Facebook à travers le monde (cap des 50 millions d’inscrits atteint). De là à observer un abandon total du service, je ne m’y attendais pas réellement… mais cet e-mail me laisse y penser…

Et vous, vous retrouvez souvent d’anciens camarades sur Copains d’Avant ou Trombi ?

Bookmarklets : Comment et pourquoi les utiliser

D’un navigateur à l’autre et au-delà des performances de chacun, un problème demeure : LES EXTENSIONS.
C’était particulièrement le cas au lancement de Google Chrome, où les plus irréductibles Mozilliens ont refusé de changer pour délit d’extensions, Chrome n’en disposant pas initialement…

Pourtant, et bien que certaines extensions soient essentielles et irremplaçables, il existe une autre solution, compatible avec la plupart des navigateurs, pour apporter de nouvelles fonctionnalités : Les bookmarklets.

Un bookmarklet est simplement un raccourci, qui au lieu de rediriger vers une page, charge un javascript permettant d’exécuter une action.

Le gros intérêt des bookmarklet est donc de permettre d’accéder à un nombre conséquent de fonctions sans surcharger son navigateur.

Le problème, c’est l’accès, l’espace dans la barre de favoris n’étant pas illimité…

Heureusement, les différents navigateurs permettent un raccourci aux favoris.

Sur Firefox :
Là c’est simple, en tapant dans la barre d’adresse, les favoris correspondant s’affichent directement.
Il vous reste donc simplement à nommer chaque bookmarklet de manière raccourcie pour y avoir accès rapidement. Par exemple, pour partager un message sur twitter, vous pourriez paramétrer « twt », sur facebook « fb »… bref les possibilités sont nombreuses.

Sur Chrome :
La solution Firefox existe également, mais est moins efficace. Pour optimiser l’utilisation des bookmarklets, il vaut mieux les considérer comme des moteurs de recherche (oui, étrange…), cela permettant de leur associer des mots clés.

1) Clic droit sur la barre d’adresse
2) Modifier les moteurs de recherche
3) Ajouter
4) Saisie d’un nom, d’un mot clé (le raccourci permettant d’utiliser le bookmarklet) et d’une URL (le bookmarklet)
5) Ca y est, vous avez un accès rapide à vos bookmarklet

Un certain nombre de bookmarklets permettent de remplacer des extensions, sans compliquer leur accès, et en ne monopolisant pas de ressources, voici le top 5 de celles que j’utilise (plus ou moins) régulièrement :

(Retrouvez les bookmarklets aux différentes adresses ou copiez-collez les codes javascript sous les captures pour la solution Chrome)

1) Note to Reader

Quand on utilise Google Reader comme QG de sa veille et de ses lectures variées, ce bookmarklet (officiel) est indispensable. En 2 secondes (et 2 raccourcis clavier, souvenez-vous de cet article :) ), j’ajoute la page visitée sur mon compte Google Reader, soit en la partageant, soit simplement en lui attribuant un mot-clé.

CTRL+L (pour me placer sur la barre d’adresse), puis « ! » et ENTREE ! Et voilà !


javascript:var b=document.body;var GR________bookmarklet_domain='http://www.google.com';if(b&&!document.xmlVersion){void(z=document.createElement('script'));void(z.src='http://www.google.com/reader/ui/link-bookmarklet.js');void(b.appendChild(z));}else{}

2) Share with Bit.ly
Une page intéressante à raccourcir (et partager sur Twitter ?). Si vous utilisez Bit.ly, ajoutez ce bookmarklet. Sans quitter la page visitée, une sidebar s’ouvre, raccourcissant automatiquement l’URL et permettant le partage en un clic.

CTRL+L suivi de bly et me voilà avec un lien raccourci partageable en un clic.


javascript:var e=document.createElement('script');e.setAttribute('language','javascript');e.setAttribute('src','http://bit.ly/bookmarklet/load.js');document.body.appendChild(e);void(0);

3) Download from YouTube
Capturer les vidéos YouTube, Dailymotion, etc (donc nom de bookmarklet à ne pas prendre à la lettre), en un clic, sans extensions, avec le choix de format entre .flv, .mp4 et .3gp, dans toutes les résolutions possibles… simple et efficace !

CTRL+L et vid


javascript:(function(){url='http://deturl.com/download-video.js';document.body.appendChild(document.createElement('script')).src=url+'?'+new Date().getTime();})();

4) GmailThis!
Idéal pour partager par mail la page visitée en un clic.

CTRL+L et mail


javascript:(function(){m='http://mail.google.com/mail/?view=cm&fs=1&tf=1&to=&su='+encodeURIComponent(document.title)+'&body='+encodeURIComponent(document.location);w=window.open(m,'addwindow','status=no,toolbar=no,width=575,height=545,resizable=yes');setTimeout(function(){w.focus();}, 250);})();

5) Share to Facebook
Pour partager simplement une page sur facebook.

CTRL+L et fb


javascript:var d=document,f='http://www.facebook.com/share',l=d.location,e=encodeURIComponent,p='.php?src=bm&v=4&i=1288830409&u='+e(l.href)+'&t='+e(d.title);1;try{if (!/^(.*\.)?facebook\.[^.]*$/.test(l.host))throw(0);share_internal_bookmarklet(p)}catch(z) {a=function() {if (!window.open(f+'r'+p,'sharer','toolbar=0,status=0,resizable=1,width=626,height=436'))l.href=f+p};if (/Firefox/.test(navigator.userAgent))setTimeout(a,0);else{a()}}void(0)

Si vous préférez avoir un accès regroupé à VOS bookmarklets, direction cette adresse (avec pour base les miens :) ), adaptez les paramètres à vos souhaits, et suivez le même parcours pour y associer un mot clé.

Si vous souhaitez aller plus loin dans votre recherche de Bookmarklets, retrouvez sur Marklets.com une collection assez exhaustive de tout ce qui se fait dans le domaine.

Peut-être dans un prochain épisode… les « user scripts », autre alternative aux extensions dans certains cas.

VDLS : iPhone Halloween, Awesome people, Simulateur, Mobile, Flash Cards, Photoshop Life

iPhone Halloween :
Respect… il fallait oser. Mais c’est vrai que ça colle plutôt bien, l’iPhone fait peur.

Via Korben

Awesome people :

Quelques « trucages » dans les exemples présents dans cette vidéo… mais certaines prestations restent impressionnantes (couper la musique est autorisé).

Simulateur auto :
Il est loin le temps des « simulateurs » malheureusement bien éloignés de la réalité… Voilà enfin une vraie infrastructure pour des tests en tous genres. Espérons que ça puisse permettre de faire évoluer l’automobile et diminuer les accidents…

Via Klakinoumi

25 ans de mobile avec Qualcomm :
Qualcomm est un leader du marché des puces mobiles et profite de son 25ème anniversaire pour nous proposer une rétrospective du mobile sur ces 25 dernières années.

Via Accessoweb

Manufacture de carte Expresse
C’est un métier…

Photoshop dans la vraie vie :
Que feriez-vous si vous pouviez utiliser des fonctions similaires à celles de Photoshop dans votre vie ?

Via TheNextWeb

CDLS : Microsoft/Apple, Google, Amazon Kindle, Android, HTC

J’espère que vous passez tous un excellent week-end prolongé ! Ca fait toujours du bien.
Pour ne pas changer les bonnes habitudes (enfin leur reprise…), voici quelques chiffres de la semaine.

16 200 000 000 / 20 340 000 000 : Microsoft n’est pas dans une situation facile depuis quelques années, bousculé par de nouveaux acteurs sur ses différents terrains de jeux. Pourtant, MS s’en sort plutôt bien ces temps-ci, avec des revenus au premier trimestre de 16,2 milliards de dollars, soit une croissance de +25% VS le même trimestre 2009. Néanmoins, Apple s’en tire plutôt bien à ce jeu également… et après avoir dépassé Microsoft en terme de valorisation boursière (en mai dernier), ce sont maintenant les revenus de la pomme qui dépassent ceux de Microsoft. Sur ce même premier trimestre, Apple a donc enregistré 20,34 milliards de dollars de revenus. Les résultats après les fêtes (et le développement de Windows Phone 7) devraient être intéressants…

6% : Ça serait dommage de parler de Microsoft et Apple sans inclure Google à la fête… Le chiffre de la semaine pour Google concerne le trafic mondial, la part de Google (tous services confondus) atteignant 6,4% du trafic total. Pour information et comme le rappelle Henri Labarre, ce chiffre ne s’élevait en juin 2007 « qu’à » 1%…

+300% / +196% : Définitivement une très belle réussite pour Amazon et son Kindle, dont les ventes d’e-book progressent sur les 9 premiers mois de l’année de… plus de 3 fois VS même période 2009. Sur la même période, le marché global des e-books a progressé de +193%… déjà pas mal !

100 000 : Pour relier les deux premiers chiffres de la semaine, Android a dépassé cette semaine le cap des 100 000 applications dans son market. Apple s’approchant sérieusement des 300 000 sur l’App Store, la course aux nombres est loin d’être gagnée par Google, mais la qualité des applications s’améliore chaque semaine… le « marché » attirant depuis quelques mois des développeurs initialement tournés uniquement vers l’iPhone.

8 500 000 : Une dernière info mobilité pour clore ces chiffres de la semaine. HTC, fabricant de smartphone à la stratégie très maligne, devrait distribuer plus de 8,5 millions de smartphones au 4e trimestre. Sa stratégie est maligne car malgré le succès de ses produits sur une plateforme donnée (d’abord principalement Windows Mobile, puis Android…), HTC a toujours su envisager toutes les possibilités et être présent sur tous les fronts, étant ainsi moins dépendant de la réussite de l’une ou l’autre des plateformes. D’ici la fin de l’année, ce sont donc 6 nouveaux smartphones HTC qui devraient être lancés (2 Android : Desire HD, Desire Z | 4 Windows Phone 7 : Mozart, Surround, Trophy, HD7) et optimiser encore les ventes de 2010.

Crédit photo : Quitterie de Fommervault