[Article Sponsorisé] X10 MINI – Campagne Street

x10 mini

 

Comme d'habitude pour mes articles sponsorisés… une justification pour sa présence sur le blog.
Je comptais parler de l'opération, et cette campagne m'a été proposée… pourquoi donc ne pas faire d'une pierre deux coups ! Il s'agit d'une belle opération, et c'est plus là-dessus que j'insisterai que sur le produit, des tests sont certainement plus appropriés :) .

Revenons donc au produit et à l'opération !

Sony Ericsson a lancé il y a quelques mois déjà le XPERIA X10, un Smartphone sous Android, plutôt performant, mais relativement dans les normes de l'époque.

Aujourd'hui, Sony Ericsson lance une version miniature du X10, un smartphone qui aura au moins le mérite d'apporter une différence clé face aux concurrents : la taille (à un moment où les écrans grandissent généralement…).

Pour illustrer ça, une campagne vraiment bien pensée, très cohérente avec le produit, et une forte visibilité (à Paris en tout cas !).

Le x10 mini a donc été présenté en taille réelle (8,3cm de haut) à travers les différents supports de communication… miniatures : zeppelin, voilier, abribus, avions, affiches…Les supports mobiles étaient contrôlés par des modélistes, dans les rues de Paris, au coeur des quartiers les plus touristiques, le week-end du 3-4 juillet.

Une jolie opération donc, avec une logistique certainement plus lourde qu'il n'y parait pour les passants, et très pertinente vis à vis du positionnement de ce nouveau produit : un smartphone performant dans un design… très mini (tous les avantages d'Android, un APN 5MP, Facebook et Twitter totalement intégrés… et un clavier coulissant pour le X10 mini pro).

La vidéo ci-dessous vous présentera donc cette "mini" opé, réalisée par Arthur Schlovsky.


Article sponsorisé

Le problème des applications natives pour smartphones

Je parlais la semaine dernière de convergence numérique et de l’importance dans les années à venir de réussir à fluidifier l’expérience sur les différents écrans.

Cet article se concentrait sur le ‘contenant’ et les acteurs permettant d’accéder aux contenus. Mais qu’en est-il des contenus eux-mêmes ?

Sur l’internet « classique », le problème a toujours été la compatibilité entre navigateurs. Initialement, pas de problème : Des mises en pages inexistantes (ou presque), des navigateurs en situation de monopole…
Bref, la complexité est surtout arrivée quand Firefox est arrivé et a forcé la prise en compte des différences entre navigateurs…
Ah, et il y a aussi la résolution, mais là encore, la solution a été trouvée assez facilement et est encore valide aujourd’hui : Un internaute en résolution 1024*768 doit pouvoir vivre une expérience normale sur le site. Pour les résolutions supérieures, tant mieux si le site s’adapte… mais pas touche à mon 1024.

L’arrivée du web sur mobile a complexifié la donne…
- Le WAP, c’était simple : une version très très très basique, et hop, ça s’affiche partout pareil.
- L’arrivée de l’iPhone : « Le web mobile, c’est l’iPhone », allez, on fait une version iPhone.
- La concurrence croissante d’Android (et autres…) : Ah… X supports… comment faire.

En fait, aujourd’hui, Blackberry est le leader sur le marché des smartphones, devant l’iPhone et Windows Mobile, mais il n’en est pas de même pour l’utilisation du web + applis, où iOS (iPhone), Android (Google) et Symbian (Nokia) se partagent le gros du gâteau (40%, 26%, 24%).

Part de marché des smartphones (source Nielsen : Q1 2010)

Part de marché des smartphones (source Admob : Mai 2010)

Quel est donc le problème ?
Alors que sur l’internet « fixe », tout est fait pour standardiser les sites web, les présences sur les différents terminaux mobiles sont bien souvent différentes.
On trouvera donc une version iPhone, souvent incontournable aujourd’hui, et des versions appauvries pour les autres terminaux, des sites web mobiles moins pris en compte que l’application iPhone.

C’est bien pour aujourd’hui encore, mais avec des estimations d’analystes pour une montée en puissance d’Android d’ici à 2012, jusqu’à devancer iPhone (et iOS), on imagine facilement le besoin de développer des « applications natives » propres à chaque système d’exploitation mobile !

Je crois donc beaucoup plus aux sites web mobiles, qui peuvent plus facilement être optimisés pour l’ensemble des systèmes.
Les évolutions des navigateurs mobiles sont telles que la plupart des fonctionnalités disponibles dans le web traditionnel sont aujourd’hui accessibles depuis le mobile.

Javascript, HTML5, CSS3, Flash (eh oui, pourquoi pas ? :) ), voilà qui suffit pour développer des sites web mobiles, optimisés pour chaque terminal.

Bien évidemment, pour certains usages, les applications resteront à privilégier… mais je crois que les applications sont un réflexe qu’il va falloir perdre, au profit des sites web mobiles.

Pour aller plus loin :
Native Apps vs mobile Web
Mobile App or Browser-Based Site? Report Says The Browser Will Win on Mobile
Native Mobile App or Mobile Web App?
Mobile Web vs. Native Apps. Revisited

Google et la guerre des terminaux


Après une absence « assez » importante depuis mon dernier vrai billet, voici une petite analyse du potentiel de Google pour maîtriser nos terminaux.

Les terminaux ? Quels terminaux ?
Là où le web était hier encore caractérisé par des sites, les supports utilisés pour accéder aux données disponibles prennent progressivement une importance majeure.
Ainsi, la guerre ne se joue plus à qui va réussir à drainer le plus de trafic vers son site (ie Google vs Yahoo), mais comment les internautes vont accéder aux contenus (Ordinateur fixe, ordinateur portable, netbook, tablette, smartphone, tv…).
Tous ces différents terminaux sont donc des points d’accès au web, et l’acteur qui réussir à contrôler au mieux un accès au web depuis l’ensemble de ces écrans s’assurera une grande puissance. En réalité… c’est comme quand il n’y avait -que- les ordinateurs fixes et que Microsoft équipait donc plus de 90% des terminaux connectés…

Les forces en présence
Les acteurs historiques de chacun des terminaux ont pour l’instant l’avantage dans leur secteur, mais aucun n’arrive encore réellement à être présent de manière globale… C’est là qu’un acteur comme Google peut entrer en jeu pour changer la donne.

Les forces de Google

Android :
Le système d’exploitation mobile de Google prend jour après jour plus d’importance dans le paysage high-tech.
Au delà des 50+ nouveaux téléphones équipés d’Android lancés en 2010, de nombreux terminaux sont en train de passer le cap :
- ebooks
- Tablettes
- Smartbooks
- …

Google Accounts
C’est lié à Android, mais ça va en réalité plus loin.
Face à ses concurrents, Google part avec un certain avantage : une base massive d’utilisateurs… sur un nombre très varié de services.
Ce que ça veut dire, c’est qu’au sein d’un seul compte (généralement initié par un compte Gmail…), Google s’adresse aux utilisateurs dans leurs consommations principales du web :
- Recherche (Google Search)
- Navigation web (Google Chrome)
- E-mail (Gmail) et par extension contacts
- Calendrier (Google Calendar)
- Géolocalisation / Recherche locales (Google Maps)
- Vidéo (YouTube)
- Documents (Google Docs)
- Actualités (Google News / Google Reader)
- Photo (Picasa)
- …
Séparément, ces outils sont déjà très puissants, mais c’est leur regroupement qui permet d’apporter toute la force de Google à travers les terminaux, enfin… seulement si j’y ai accès simplement.

In the Cloud / Over The Air / Synchronisation
Jusqu’à ces derniers mois, les mises à jour des différents terminaux se faisaient via un câble, reliant à un ordinateur… C’était déjà bien, et les utilisateurs étaient déjà ravis de pouvoir retrouver leurs informations du PC sur leur smartphone.
Mais voilà, il y a (1) une variété d’informations croissante et (2) un nombre croissants de terminaux, (tablons sur un minimum de 3 à moyen terme. ex : Ordinateur fixe, smartphone, tablette | Ordinateur fixe, netbook, TV…).
Apple s’y est bien essayé avec « Mobile Me », mais… (1) l’offre est payante (malgré des rumeurs/espoirs des Mac addicts de voir arriver le modèle gratuit) et (2) Apple fait surtout dans la musique/le navigateur/les mails, mais pas tous les services que peut offrir Google. [Intéressant, alors que j'allais publier cet article, je lis sur TechCrunch qu'Apple serait bien sur le point de lancer une offre "In the Cloud" pour fluidifier l'expérience des utilisateurs...]
Android permet d’ores et déjà, à partir de son seul compte Google, d’avoir accès à ses contacts/ses mails/ses documents/etc sur ses différents terminaux, mais cela va aller encore plus loin dans les mois à venir.
En effet, avec le lancement et le déploiement d’Android 2.2 (aka Froyo), Google apporte l’Over The Air (OTA) aux applications, à la musique, à Google maps… bref, un univers des possibles qui s’élargit.
Ainsi, depuis un ordinateur fixe, vous pourrez décider d’installer une application, en choisissant le/les terminal/aux concerné/s par l’action, idem pour un morceau de musique rendu disponible sur tous les terminaux. Et pour Google Maps, vous cherchez un itinéraire, et plutôt que de le retaper sur votre smartphone (ou qui sait… un gps dans la voiture), vous l’envoyez et… Google Maps s’ouvre instantanément avec ledit itinéraire affiché.
En terme de synchronisation, Google Chrome est également intéressante. En l’utilisant au travail et à la maison, je retrouve exactement la même expérience, synchronisée automatiquement. Je retrouve donc mes favoris, mon thème graphique, mais aussi… mes extensions, et ça, c’est plutôt appréciable.
Ci-dessous la présentation officielle d’Android 2.2 :

L’arrivée de la TV
Ah le web sur la TV… un amour vache. Des tentatives assez infructueuses, ou timides, et bien souvent l’inverse se produisant : amener la TV sur l’ordinateur.
Google arrive donc sur un terrain miné, à fort potentiel mais encore assez confus. Les téléspectateurs souhaitent-ils réellement se connecter à l’internet sur leur TV ? Pour faire quoi ? Et surtout… comment ?
Ci-dessous le point de vue de Google, lancement prévu fin d’année.

En résumé
Après une centralisation des usages en un terminal (smartphone par exemple), il est temps de fluidifier les liens entre les différents écrans.
Et pour ça, Google est plutôt bien placé ! Entre ses services web couvrant le gros de la consommation web, sa présence sur les différents terminaux (Chrome (et Chrome OS à venir) sur les ordinateurs, Android sur les terminaux mobiles, Android « + » pour la TV), et l’adoption croissante de ses technologies/logiciels par les acteurs du marché, Google a toutes les cartes en main pour s’imposer dans cette guerre pour le contrôle des terminaux.

Ailleurs, pour compléter cette lecture :
Apple’s War With Google Takes To The Skies With iTunes In The Cloud – TechCrunch
Chronique du WE #8 : Ecran Total – Journal du Geek
Convergence numérique : l’ère de la grande pagaille – Ecrans

YPQLW [#22] : Putpocketing, Bière/Colonne Morris, BMW, Patate

Putpocketing
Quand l’éditeur « Points » décide de promouvoir son offre au Salon du Livre de Paris, ils décident de réellement venir dans les poches des visiteurs, à l’image de leurs livres… de poche.
Intéressant. Pas révolutionnaire car déjà mis en place (Burger King avait distribué des billets…) mais très bien ciblé et cohérent avec le produit.

Via Quiet Glover

Bière sur colonne Morris
Les transformations de colonnes Morris sont assez nombreuses, mais je trouvais celle-ci plutôt impactante et cohérente.
Il s’agissait pour Sleeman Unibroue, une marque de bière québécoise, de communiquer sur la Blonde de Chambly, son nouveau produit, à l’occasion du Mondial de la bière 2010 à Montréal. Une colonne Morris et un bouchon, à proximité du salon ont donc pu marquer les esprits et rediriger vers le stand de la marque.

Via DailyDooh

La joie sur murs interactifs
BMW aura particulièrement décliné son concept de la joie à travers le monde. A Singapour, Publicis a mis en place 2 murs vidéos géants, sur les façades de deux immeubles, diffusant des spots reflétant la notion de « joie ». Les passants pouvaient également envoyer des SMS, diffusés sur le mur.

Via Briefblog

Sauvez les patates !
Pour finir, une belle création pour cette campagne canadienne, visant à sauver les pommes de terre du Manitoba. (pour faire simple il semblerait qu’une évolution de la législation ait mis en danger des fermes locales)

Via AdsOfTheWorld

Chiffres de la semaine : YouTube, iPhone, NDD, m-pub, e-commerce

5 / 2 000 000 000 : C’est aujourd’hui le cinquième anniversaire de YouTube. Pour l’occasion, remarquons si nécessaire la puissance de YouTube, qui atteint… 2 milliards de « hits » par jour. Pour information un « hit » désigne la moindre requête HTTP et correspond à chaque élément appelé au chargement d’une page et inclut donc la moindre image, vidéo, javascript… mais ça n’en reste pas moins épatant !

4 000 000 : Les applications iPhone paraissent souvent anecdotiques pour les annonceurs. En effet, les applications de marque sont rarement les plus utilisées… et pourtant ! Ainsi, le journal du net révèle que Volkswagen aurait généré plus de 4 millions de dollars de chiffre d’affaires avec un jeu baptisé « Real Racing GTI ». 175 ventes auraient été générées via cette application… pour un taux d’acquisition 97% plus faible qu’une campagne traditionnelle !

1 750 000 / 5 500 000 : Ah, les noms de domaine ! Des enchères incroyables pour quelques caractères… Les derniers en date sont Slots.com… vendu 5,5 millions de dollars, et dating.com… vendu pour 1,75 millions de dollars !

200 000 000 000: Google a fait l’acquisition en novembre de la régie publicitaire mobile admob. Ce rachat est toujours en court de validation par la FTC (Federal Trade Commission), et Google doit commencer à être impatient ! Admob vient en effet d’annoncer avoir dépassé le cap des 200 milliards d’affichages de publicités, dont la moitié sur les 9 derniers mois !

29,9 % / 10 : Voilà un chiffre surprenant. Certes, on sait que nombreux sont les e-commerçants qui se lancent dans cet eldorado… mais de là à réaliser que les ventes sont souvent si faibles, il y a un cap ! Pourtant, d’après une étude de la FEVAD, datant de février, mais ressortie des tiroirs par le capitaine commerce, 29,9% des sites feraient moins de 10 transactions par mois.

Vidéos de la semaine : Damien Walters, Apollo 11, Chanson en signes, KFC, Vidéo Hélicoptère, 30m²x24

Damien Walters 2010 :
Damien Walters est célèbre pour ses prestations en « Parkour ». Il nous propose cette année une jolie vidéo… toujours impressionnant de voir de quoi les gens qui pratiquent le parkour sont capables. J’aime particulièrement sa technique pour entrer dans sa voiture (2:23).

Décollage d’Apollo 11 en HD
C’est bien joli, une fusée qui décolle, mais comment ça se passe réellement, au sol, au moment du décollage ? Découvrez cela avec cette vidéo HD, filmée à 500 images par seconde le 16 juillet 1969 pour le décollage d’Apollo 11. En cadeau, les commentaires pour mieux comprendre :) .

Via Guim

Chanson + langage des signes
« CaptainValor » (tel est son nom sur YouTube) se spécialise dans les interprétations de chansons en langage des signes. Je n’en avais jamais réellement vu (à part Savoir Aimer de Florent Pagny bien évidemment :) ), mais je trouve ça particulièrement bien fait… et intéressant pour permettre aux malentendants de profiter des chansons.

KFC
KFC se lance en France dans une communication active, là où la marque était surtout présente dans le métro parisien jusqu’à présent…
C’est intéressant de voir que le coeur de cible (populations d’origine africaine principalement) est totalement absent de ce clip ! Une volonté de fortement élargir sa cible sans doute. Quoiqu’il en soit, belle réalisation qui évoque clairement la convivialité du produit phare de la marque : le Bucket.

Vidéo sur hélicoptère
C’est assez bluffant de voir le succès des réflex numériques dans le monde de la vidéo. Le dernier épisode de la saison actuellement diffusée aux Etats-Unis de la série House a par exemple entièrement été filmé avec un réflex numérique Canon…
Pour la vidéo ci-dessous, il s’agit d’une société « HELIVIDEO » qui s’est spécialisée dans les films vidéo en basse altitude, à base de réflex EOS Canon 7D et d’un hélicoptère télécommandé. Le résultat laisse rêveur :) .

30m² x 24
Comment faire quand on habite dans un 30m² à Hong Kong pour bénéficier de suffisamment d’espace ? Gary Chang a la solution, avec son appartement modulable… je vous laisse observer.

Vidéos de la semaine : Domino Vodafone, Pubs Chrome, iPad 100 ans, Heineken Talent

Vodafone en dominos
Voici une pub « fait maison » par Vodafone (ou en tout cas cherchant à donner cette impression :) ), à base de dominos.

Via The Next Web

Publicités Google Chrome
Après une campagne d’affichage assez massive… Google continue d’investir en publicité pour promouvoir son navigateur.
Voici donc une vidéo présentant les extensions. C’est certes créatif et plutôt très bien réalisé, est-ce aussi impactant que le modèle Apple pour promouvoir ses applications iPhone ?

Via Google Operating System

100 ans et un iPhone
Après les animaux et les enfants en bas âge… voici la promotion de l’iPad par une jeune centenaire ! Tout cela serait-il orchestré par Steve Jobs pour réussir à couvrir la population la plus large possible ? :) .

Heineken Talent
Depuis sa publicité Heineken « Walk in Fridge » de 2008, la marque a réussi à trouver un ton très sympathique je trouve. Du second degré, de la convivialité, un parallèle Homme/Femme efficace… bref, pas de raison de s’arrêter là. Heineken revient donc en 2010 avec une campagne « Men with Talent » parodiant la nouvelle star… version bière.

Chiffres de la semaine : Android, Win 7, Kindle, Apple, Facebook

50 000 : Un nouveau cap est passé pour le Market des applications Android. Je parlais en septembre du cap des 10 000 applications qui venait d’être passé. Il y avait alors 65 000 applications dans l’Appstore d’Apple. Sept mois plus tard, Android Market dispose de 50 000 applications dans son catalogue… et l’Appstore 185 000 (x5 pour Android, x3 pour Appstore). L’écart se réduit donc chaque mois et cela devrait se poursuivre sur toute l’année 2010 avec de multiples terminaux à venir sur la plateforme mobile de Google.

10% / 100 000 000 : En 6 mois, ce sont plus de 10% des PCs à travers le monde qui sont passés sous Windows 7, soit environ 100 millions de copies du nouveau système d’exploitation de Microsoft.

500 000 : A l’heure du « tout iPad », il ne faudrait pas oublier LE produit qui a démocratisé les eBooks, à savoir le Kindle d’Amazon. Ce produit demeure tout en haut des ventes d’Amazon, et propose plus de 500 000 titres. Reste à voir la manière dont ce produit ultraspécialiste réussit à survivre face au produit multi-usages (mais attention, pas multi-tâches :) ) d’Apple dans les mois à venir…

40% : En parlant d’Apple, un graphique intéressant vient d’être publié par Silicon Alley Insider, illustrant la répartition du revenu d’Apple par produit. L’iPhone, qui n’existait pas au catalogue il y a trois ans, représente tout de même 40% des revenus, sans compter les ventes via iTunes… Et l’iPad l’année prochaine ? 10% des revenus à elle toute seul ?

1 000 000 000 : Je parlais la semaine dernière de la nouvelle fonctionnalité de « J’aime » sur Facebook. Je ne sais pas quels auront été les résultats au lancement, mais au moment de l’annonce, Mark Zuckerberg estimait à plus d’un milliard le nombre d’interactions en UN JOUR avec cet outil, présent dès le lancement sur une trentaine de sites majeurs. Ces estimations sont relativement crédibles, sachant que ce sont chaque mois plus de 25 milliards de partages en tous genres qui ont déjà lieu sur Facebook. Impressionnant…

e-Pub : Honda raconte une histoire d'amour

Les formats publicitaires « display », à savoir les bannières, pavés, et autres « expand banners », sont depuis quelques années déjà fortement concurrencés par les liens sponsorisés. Pour de l’efficacité commerciale pure, rien de mieux en effet que des liens sponsorisés : clairs, ciblés, discrets.
Heureusement les bannières sont plus adaptées pour faire de l’image, grâce aux animations, éléments graphiques, etc.
Mais vu le nombre de bannières sur le web, il est parfois bon de changer un peu de ce qui se fait sur le marché !
J’en parlais l’été dernier sur Net-Marketing.fr avec une campagne Pringles, primée à Cannes, faisant vivre une réelle histoire à l’internaute, sans se soucier des visites sur un site de destination.
Cette année, c’est Honda qui suit cette voie (tout en incitant tout de même au clic vers un site de destination).
Découvrez donc pourquoi il est impossible de ne pas avoir un coup de foudre en voyant la Honda Civic :

Le format est un peu coupé, retrouvez-le chez Bannerblog.
Une campagne DTDigital.

Facebook vs Google vs Microsoft : FB nouveau maître du web ?

Facebook a annoncé hier une mise à jour majeure pour les développeurs, poussant encore plus son pouvoir sur le web. A l’heure où les forces en présence se livrent une bataille pouvant déterminer UN acteur contrôlant le web (et au delà…), il est intéressant de revoir les modèles de chacun des protagonistes.


Microsoft :
Situation pas forcément évidente pour Microsoft. Enfin… pas évidente parce que justement son monopole semblait initialement inévitable.
Tout commence avec Windows, encore aujourd’hui présent sur plus environ 90% des ordinateurs. S’en suit alors Internet Explorer, qui réussit à terrasser Netscape. Et… MSN Messenger, toujours un acteur majeur de la conversation en ligne.
En bref, une stratégie principalement orientée logiciel, à l’exception d’hotmail, plus grand succès web de Microsoft encore aujourd’hui.
Microsoft s’est bien essayé à une infiltration plus globale du web, avec son « Passeport », supposé faciliter la gestion de ses connexions sur le web avec un compte unique, mais la sauce n’a pas pris.
Aujourd’hui, Microsoft semble enfin mettre les bouchées doubles pour faire le lien entre son univers du logiciel et les services web… mais un peu tard ?

En résumé, le modèle Microsoft s’est plus basé sur une exploitation de ses quasi monopoles dans différents domaines que dans de l’innovation poussant ses services au-delà de son périmètre initial…


Google :
Ah Google, maître du web. Le principe initial est assez simple, c’est la porte d’entrée sur l’internet mondial. Demandez à quelqu’un comment il va sur Facebook ou MSN, il y a de forte chance pour qu’il tape « msn » ou « facebook » dans son moteur de recherche préféré.
De là est née une monétisation des recherches, suffisamment rentable à elle seule pour que… Google voit plus loin, beaucoup plus loin.
Google fonctionne « par extension », allant chaque jour un peu plus loin, mais avec une logique assez constante sur l’ensemble des services : connaître toujours plus l’internaute et intégrer sur les pages qu’il visite des publicités contextualisées, que les annonceurs sont donc prêts à acheter, car ciblées.
Ces évolutions ont toujours été liées aux modifications des usages du web, bien souvent précurseur dans les différents domaines… ou alors rachetant vite des sociétés prometteuses.
Il y a donc eu les publicités sur Google (Adwords), sur des sites totalement indépendants de Google (Adsense), un Webmail (avec publicités), un service de cartes avec publicités géolocalisées, des publicités sur mobile… et quelques tentatives pour sortir du web (pub journaux petites annonces, radio, tv…).

En résumé, un modèle basé sur l’innovation permanente, la diversification des activités, qui permet à Google de couvrir la quasitotalité du périmètre d’action des internautes… et d’offrir aux annonceurs une offre toute aussi complète que les services proposés aux internautes.


Facebook
Ah Facebook, le petit dernier. Là où Microsoft avait dès la démocratisation du web l’avantage d’être présent sur la quasi totalité des ordinateurs et là où Google est rapidement devenu un incontournable dans la navigation des internautes à travers le monde, Facebook est parti de… très peu.
L’origine de Facebook, ce sont les étudiants. Et c’est là que c’est intéressant, car on se retrouve vite face à un « Classmates.com » (et en France copains d’avant), qui étaient leaders sur leurs marchés respectifs… mais se sont contentés de la fonctionnalité basique : retrouvez vos anciens camarades.
Facebook a opté pour une stratégie beaucoup plus globale, venant comme une pièce communautaire « logique » dans l’expérience des internautes.
C’est d’abord passé par le site en lui-même, avec des fonctionnalités de partage de photos/texte/vidéos, une ouverture aux développeurs pour créer des applications au sein du site, puis… le modèle pouvant faire de Facebook un incontournable est arrivé.
Fort de plus de 300 millions de membres, la puissance de frappe de Facebook était massive. Les fonctionnalités facebook exportées sur les sites avaient donc toute leur légitimité. Partage de contenus dans un premier temps, puis exploitation directe depuis un site des informations renseignées sur facebook (utilisation du compte FB pour se connecter sur des sites, invitation d’amis, utilisation des médias uploadés sur FB…), la présence de FB à travers le web est devenue assez massive l’année passée.
Une stratégie donc basée sur la masse de ses inscrits… mais aussi et surtout sur leurs communautés respectives.

Ce qui nous amène à F8, la troisième conférence annuelle de Facebook (à destination des développeurs), qui se tient actuellement.
Alors qu’on avait jusqu’à présent la possibilité, depuis un site, de partager une page sur Facebook ou encore de se logger (mais en confirmant l’autorisation au site d’échanger avec son compte Facebook), il est maintenant possible d’interagir directement sur le site, en un clic, et sans aucune confirmation. J’ai ajouté cette fonctionnalité sur ce blog, et je dois avouer que du point de vue « webmaster », c’est d’une simplicité enfantine : je copie-colle un code fourni par Facebook, et voilà, vous pouvez aimer/recommander un article en un clic.

Parmi les nouveautés également, des statistiques de son site… liées aux interactions facebook de ses visiteurs.
Pour les sites utilisant la fonction, c’est un outil incroyablement riche. En effet, à terme, on peut imaginer une analyse détaillée des visiteurs actifs de son site, permettant de définir que le produit « A » est plutôt apprécié des femmes célibataires aimant le rock et ayant entre 25 et 35 ans, alors que le produit « B » obtient les faveurs des hommes de 35 à 45 ans, mariés avec enfants. Bref, des statistiques qui manquent aujourd’hui dans le paysage du web, et que seul un acteur comme Facebook est en mesure d’apporter.

En résumé, un modèle basé sur toute la sphère sociale, la valeur des avis de ses amis. Si mes amis aiment, c’est que c’est fait pour moi. Et côté annonceur, un potentiel élevé de valeur des informations glanées sur mes visiteurs/utilisateurs.

Mais où est-ce que je veux en venir ?

Un résumé du succès de chacun des acteurs présentés ici pourrait être résumé ainsi :
- Microsoft par défaut initialement, dans un univers concurrentiel où le quasi monopole lui a permis de toucher la masse
- Google pour combler un manque de « guide » sur le web. Une approche très pragmatique, tournée vers l’information
- Facebook répondant à une croissance des relations « ouvertes » entre les internautes (on ne s’échange plus forcément les mêmes mails, mais on partage l’information sur facebook)

Cette dimension sociale est aujourd’hui au coeur des usages. Si nous ajoutons à cela la valeur que peuvent avoir les informations des utilisateurs de Facebook pour les marques, il est tentant de s’imaginer que Facebook a maintenant toutes les billes pour remplacer Google comme « maître du web ».

Pourtant, je reste persuadé que l’approche de Google reste la plus prometteuse. Une diversification des activités pour une présence dans la vie de tous, à tout moment… sans pour autant nécessiter de s’inscrire.
Facebook, de son côté, fait la part belle à la valeur accordée à l’avis de ses « amis ». Mais n’y a-t-il pas déjà une pollution au sein même de ses amis ? Suis-je vraiment intéressé par ce que 10 de mes amis pensent et me recommandent ? Parfois peut-être, mais sans doute pas tout le temps, où je cherche de l’information brute, des avis objectifs, dans un cadre sortant complètement de mon entourage.

La lutte entre Google et Facebook risque en tout cas de fortement s’amplifier dans les mois et années à venir…

Pour aller plus loin :
Le nouveau Facebook est-il diabolique ? – Read Write Web
Bienvenue sur le web « Pop-Corn » – ikon
Facebook for Web Sites – Facebook
Levi’s Friend’s Store – Levi.com
Docs.com = Microsoft Office pour Facebook – Descary.com
Facebook:What They Announced At F8 – the NEXT WEB
Google ? Facebook veut ta peau ! – all about web