07avr

Quand IE9 deviendra IE6

Vous avez testé le nouveau navigateur de Microsoft, Internet Explorer 9 ? Comment ça NON ? Mais il est sorti il y a déjà 2 semaines !
Bon, en même temps, je peux vous pardonner… il n’est disponible que pour 40% d’entre vous…

Pourquoi 40% ? Parce que chez Microsoft, on s’est dit que ça serait sympa de réitérer les exploits connus avec IE6, et donc IE9 est… incompatible avec Windows XP.

Du coup… bien que Microsoft arrête le support de son système d’exploitation le plus populaire en 2014 (soit quand même 13 ans après sa sortie), ça nous laisse « au moins » 3 ans d’innovation web. Et après 2014, les entreprises seront encore certainement nombreuses à rester sur Windows XP (compatibilité progiciels, etc, etc).

Donc, c’est bien gentil de la part de Microsoft d’insister à travers diverses initiatives sur sa volonté de voir « mourir » Internet Explorer 6, dont son « Countdown » lancé le mois dernier, mais si c’est pour reproduire les mêmes erreurs 10 ans plus tard… c’est un tout petit peu dommage quand même.

Voilà, donc si vous êtes sur XP, utilisateur d’Internet Explorer, n’hésitez pas à découvrir des navigateur modernes comme Google Chrome ou Mozilla Firefox… vu que Microsoft ne vous laisse pas le choix.

PS : A titre d’information, dans leurs 24 premières heures de mise à disposition, Firefox 4 et IE9 ont connu des téléchargements importants… deux fois plus élevés pour Mozilla que pour Microsoft (4,7 millions contre 2,3). C’est sûr qu’en s’ouvrant à XP/Apple/Linux/Etc, ça aide :) .


04mar

(Google) Buzz aurait mérité un meilleur destin

Bon OK, Google Buzz n’est pas mort, mais c’est justement parce que personne n’en parle que je trouve le moment idéal pour en faire un petit billet…

Voici donc quelques raisons pour lesquelles j’estime que Buzz aurait du mieux prendre… et pourquoi la mayonnaise ne prend pas.

1) C’est techniquement très bon
Regardez Twitter et l’intégration des contenus. On arrive à peine à obtenir de l’interface web qu’elle affiche les photos et vidéos partagées.
Pendant ce temps, sur Buzz, les cartes Google Maps, les galeries photos… et même des articles complets sont affichés directement au sein de l’outil.
Ca fonctionne bien, et c’est agréable à utiliser.

2) C’est intelligent
Par intelligent, je parle de la capacité de l’outil à comprendre ce qu’on souhaite en faire, d’en tenir compte, et de proposer les bonnes solutions à l’instant t.
- Par exemple, les commentaires/réponses. Sur Twitter, si vous suivez @jeanclaude et qu’il répond lui-même à @jeanpierre, vous ne verrez qu’un « @jeanpierre : Tu as totalement raison ! ». L’interface web s’est améliorée sur ce point… mais ça reste assez chaotique par défaut… il manque donc de contexte.
Sur Buzz, il s’agit d’une réelle réponse à un item unique, identifié comme tel…
- Buzz et Twitter vont au-delà des publications « manuelles » et il est donc fréquent de recevoir des Twitts donnant des informations sur ces contacts, publiées depuis Foursquare, Flickr, Un blog, etc. Il en va de même sur Buzz (en y ajoutant Twitter… la participation « Manuelle » sur buzz étant… proche de 0 je pense).
Mais la différence… et elle est majeure, est la capacité que vous avez à filtrer les sources d’informations.
Si vous n’avez que faire de la géolocalisation, indiquez-le simplement à Buzz et il taira ses informations… pour ce contact ! Oui… parce que vous ne voulez peut-être pas savoir où est votre patron, mais la position de Tata Michelle vous intéresse.
- Quand vous publiez des contenus (ou que ceux-ci sont publiés automatiquement), vous pouvez également préciser si ces « buzz » sont à destination du public… ou d’un groupe spécifique de vos contacts. Logique quand on y pense…

3) C’est ‘connecté’
De par son intégration à Gmail, Buzz permet une certaine flexibilité dans les outils à disposition.
Vous voyez un message intéressant ? Si le contact est en ligne, vous pourrez directement lui répondre par chat (mes contacts Twitter sauront qu’il n’est pas rare que je réponde à leurs Twitts depuis Gtalk…)
S’il n’est pas en ligne, le « commentaire » (et non la création d’un nouveau buzz) se fait de manière très complémentaire avec la lecture… et il en va de même avec un simple partage par mail, ne perturbant pas la lecture.

Mais alors, si c’est si bien, pourquoi ça marche pas se demande la foule en délire ?

1) C’est ‘connecté’
Oui, cette force de Google Buzz est aussi l’un de ses plus gros péchés. Pour profiter de l’ensemble des fonctionnalités évoquées… il faut utiliser Buzz dans Gmail.
Et là, contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est totalement contre productif.
J’utilise Twitter au sein de Gmail, pour ne pas multiplier inutilement les fenêtres, mais c’est productif car visible en simultané avec ma boîte mail, pas en faisant un énième clic.
Je consulte mes mails pour cet usage, pas pour autre chose….
Cette dépendance à Gmail liée à son mode d’intégration… desservent le service.

2) C’est inutilement compliqué
Les fonctionnalités sont très bonnes, mais leur utilisation, bien qu’accessible, reste parfois « cachée ». (je pense notamment à la possibilité de « muter » une source de contenu pour un contact spécifique… que j’ai découverte cette semaine au hasard d’un clic)

3) Ca n’a pas trouvé sa place
Là où Twitter (sans doute par sa limite à 140 caractères, mais surtout par sa position de premier entrant) est avant tout un lieu de discussion, Buzz est devenu peu à peu une poubelle à publications automatiques (conséquence des points évoqués plus haut…). Et le cercle vicieux commença…

En résumé, un outil « type » buzz serait bien utile s’il était correctement exploité… je regrette que ça ne soit pas le cas, mais surtout que ça ne le devienne sans doute jamais.

Un avis sur la question :) ?


15déc

(R)Evolution – L'exception FAI française – Free


On s’en rend difficilement compte quand on ne regarde que notre nombril franco-français, mais la France est vraiment un pays à part dans le domaine de l’internet, ou plus précisément de l’offre des fournisseurs d’accès.

Le « triple-play », à savoir l’offre Internet/TV/Téléphone nous semble presque être un acquis social (non, je n’appelle pas les trolls souhaitant à la fois bénéficier de la sérénité de leur campagne sans voisin à moins de 5km, d’une connexion très haut débit, etc, etc), et pourtant il n’y a bien qu’en France qu’on peut retrouver des offres aussi complètes.

Quand Free a lancé son offre unique en 2002, c’était une première révolution.
Une connexion internet pour accéder au téléphone, à la télévision et en bonus à l’internet ? :) Impensable avant le développement de Free…
L’intérêt de ce genre de révolution sur un secteur comme celui des FAI, c’est que les petits voisins sont bien obligés de se rapprocher au maximum de l’offre la plus innovante…

Oui, pendant quelques temps, des offres « low-cost » (Télé2) pouvaient cohabiter avec les plus innovants (Free), tout en offrant moins de service, mais la valeur ajouté de ces derniers est telle que la concurrence va au-delà des tarifs…

Nous voici donc 8 ans plus tard, en 2010.

Free a connu une évolution croissante, tant en terme d’inscrits que de services, mais cela ne restait malgré tout QUE ça… une « évolution ».

C’est donc assez drôle lorsque SFR avance à pas de velours et… comme s’ils sentaient approcher une offre d’un nouveau genre chez un concurrent, proposent une nouvelle offre baptisée « Neufbox Evolution ».

Ce n’est malheureusement là encore QUE ça, une évolution. Un coup de peinture, l’ajout d’un moteur un peu plus puissant, et… des INNOVATIONS présentes chez un concurrent comme Free depuis 4-5 ans… Ah, et… l’ « EVOLUTION » a un coût, pour ceux qui souhaitent stagner pas de problème, ils conservent leur offre à prix identique.

Et là… quelques semaines à peine après le lancement de l’offre SFR (qui aurait du sortir en début d’année il me semble…), Free arrive sur le devant de la scène et réitère son exploit de 2002 :
REVOLUTIONNER l’industrie en proposant une offre réellement novatrice.

Alors certes, certains reprocheront à Free de n’avoir pas mis en place un débridage pur et simple de la vitesse de connexion via le cuivre, ou encore que le matériel n’est pas de la meilleure qualité ou encore que… ou encore…, mais il n’empêche que Free propose aujourd’hui une véritable boîte de divertissement, en un seul objet.

Au-delà du « divertissement », Free reste cependant fidèle à lui-même, en adressant une partie de son offre… à travers certaines fonctionnalités qui ne parleront certainement jamais à madame Michu.

Plutôt que de vous détailler toutes les fonctionnalités, je vous laisse plutôt regarder les vidéos de présentation… les titres parlent de toute façon d’eux-mêmes :) :

Ahhhhh… quand je vois ma connexion australienne, qui bien que plus rapide que ma connexion actuelle était limitée en débit… et commençait à peine à permettre de téléphoner (et ce n’est pas mieux maintenant…)…


10déc

Facebook VS Google | Coca VS Eau


Étrange analogie qui m’est passée par la tête la nuit dernière…

En fait j’y repensais car je parlais moi-même il y a peu de l’affrontement Facebook/Google/Microsoft… Pourtant, maintenant, je ne crois pas que facebook soit réellement un adversaire de Google, en tout cas pas avec la stratégie actuelle du réseau social.

Différence de genèse

Facebook et Google ont avant tout une origine très différente :

D’un côté nous avons Facebook, qui part d’un besoin « humain » de rester en contact avec ses amis.

De l’autre, nous avons Google, qui est parti d’un besoin plus « pratique » : se repérer/trouver des réponses.

Différence d’évolution

Vient ensuite la croissance de chaque acteur, fondamentalement différente, pensée sur des modèles distincts

Facebook s’est d’abord concentré sur son service, ne s’ouvrant que tardivement au reste du web (Connect /Social Graph) tout en restant cependant concentré sur cette activité sociale originelle. Une évolution… assez logique donc…

Google  par contre s’est directement ouvert à d’autres horizons que son seul site. Son modèle de revenus en est d’ailleurs un signe clé : je place des publicités sur n’importe quel site éditeur.

Ces revenus ont alors permis à Google de se développer en suivant un chemin logique de simplification permanente des actions menées par les internautes :

- Recherche (Google)
- Actualité (Google News)
- Photo (Google Images / Picasa)
- Vidéo (YouTube)
- Navigation géographique (Maps)
- Navigation web (Chrome)

… pour en arriver à proposer la base de tout usage informatique : un système d’exploitation, qu’il soit mobile (Android) ou non (Chrome OS).

Du Coca et de l’Eau ?

Vous ne voyez peut-être pas encore où je veux en venir…
Pour moi, Facebook est à Google ce que le Coca est à l’eau.

Coca :
La boisson : Énormément de monde aime boire du Coca, mais on peut s’en passer/lasser et l’usage, malgré le plaisir que peut apporter sa consommation, reste limité. Alors, pour attirer plus de monde et ne pas lasser, on voit naître de nombreuses déclinaisons : light/citron/sango/etc, mais finalement… on se rend vite compte que ça reste du Coca. Le coca a un goût… on aime… ou pas.
Facebook : Les chiffres sont gigantesques : 500 millions d’inscrits, 250 millions de connexions chaque mois en dehors de facebook (facebook connect). Pourtant, il restera toujours des irréductibles, tant le service peut paraître intrusif. De nombreux débats sont sans cesse relancés sur le sujet. Facebook a un temps développé une version « lite », finalement abandonnée, tant pis pour l’analogie avec Coca. Tout comme pour la boisson, les « déclinaisons » se développent : mobile/connect/’like’, les usages s’étendent et même si cela permet d’organiser le web de manière différente, ça reste du facebook.

Eau :
La boisson : A l’inverse, quand on parle de l’eau, le champs des possibles s’élargit, va au-delà de la fonction de boisson, en couvrant un périmètre élargi de besoins relativement basiques (se laver, cuisiner, jardiner, voyager (bateau), etc). Son utilisation dans l’ensemble de ces domaines est naturelle/instinctive/réflexe. Sans saveur, l’eau est utilisée pour ce qu’elle apporte… pas tellement pour l’élément lui-même.
Google : Quoi de plus réflexe qu’une recherche Google… les barres d’adresses elles-mêmes sont délaissées au profit de Google, où les gens tapent des adresses… puis cliquent sur le lien retourné par Google. L’ensemble du champ d’action de Google évolue alors similairement, en proposant pour chaque service un accès simple et direct… jusqu’à rassembler tous ces usages au sein du moteur de recherche global.

Conclusion :

Facebook est donc selon moi sur un axe plus émotionnel, plus sujet aux évolutions des goûts de chacun (et donc des modes) que Google, qui sur l’intégralité de ses projets s’oriente vers la pratique, et donc moins sensible aux évolutions des préférences de chacun…
Du coup, pour un peu justifier cette analogie – n’ayant, je vous l’assure, nécessité aucune prise d’hallucinogène – je ne pense pas que Google soit en danger pour un remplacement à court terme comme « maître du web » par facebook.
C’est d’autant plus vrai depuis le lancement de Chrome OS… qui est l’apogée de cette stratégie orientée simplicité/réflexe.

Voilà, c’était mon analogie de la nuit et de la fin de semaine… reste à savoir qui serait le vin si Google est l’eau et facebook le coca…


23nov

Google à l'assaut du "monde réel" via le mobile


Google a toujours su jusqu’à présent adapter ses différents produits pour y intégrer son modèle économique clé : les publicités.
C’est vrai pour tous les médias connectés « nativement », mais Google s’est également essayé à la publicité plus traditionnelle, comme la radio, la TV ou la presse…
Si je ne m’abuse, ces différentes tentatives ont toujours été un… échec. [Check facts]

Aujourd’hui, Google est devenu plus mature (et les marchés également), et c’est donc à travers une approche plus fine que Google se rapproche du monde réel, en exploitant pleinement ses compétences acquises dans le digital.

Cette évolution passe principalement par deux outils annoncés récemment :
- L’intégration des technologies NFC dans Android 2.3
- L’évolution de Google Goggle pour concurrencer les flashcodes (QR/2D Codes)

Les NFC

Les technologies NFC (Near Field Communication) permettent d’utiliser un terminal pour interagir avec des objets, sans aucune saisie, au simple rapprochement des deux unités. Ca n’a rien de nouveau/révolutionnaire. C’est une évolution du RFID, toujours une « contactless technology », mais qui est… à sens unique, là où les NFC permettent une communication dans les deux sens (Les RFID sont par exemple utilisées quotidiennement par des… 10aines de millions d’individus, que ce soit pour le transport (Navigo) ou les badges d’accès aux bureaux…).
L’intérêt de cette nouvelle est que le développement de cette technologie était pour l’instant limité à quelques pays (principalement le japon), et que son arrivée sur Android permettra donc sans doute de faciliter sa démocratisation (l’iPhone 5 en « sera » sans doute également équipé… ça fait tout du moins partie des rumeurs).
Les usages sont nombreux, mais on peut facilement imaginer un paiement depuis son terminal, passant par Google Checkout, dans n’importe quel magasin, sans avoir à saisir quoique ce soit.

Google Goggles VS les flashcodes

Je parlais il y a longtemps déjà des flashcodes [Check Article], ces codes barres bi-dimensionnels permettant d’accéder à un contenu (image, fichier, adresse web,…), par simple prise en photo de ce code. Là encore, ils sont très utilisés au Japon (agences immobilières, affichage urbain, etc), beaucoup moins en Europe/France, bien qu’on aperçoive régulièrement quelques initiatives…
L’évolution avec Google Goggles est de permettre le même usage, mais sans nécessiter de code, sur n’importe quelle image.
Si vous avez la chance (ou pas) d’habiter dans une ville équipée de supports publicitaires JcDecaux, vous avez peut-être déjà remarqué « U-Snap », lancé le mois dernier, et proposant cette fonctionnalité (en utilisant une technologie de la société GooG, fournisseur entre autre par ailleurs de Direct Matin).
La différence importante selon moi est que Goggle ne sert pas « que pour la pub », et n’est pas limité aux seuls supports d’une régie publicitaire.
Je trouve qu’il faut être bien curieux/fils de pub pour prendre l’initiative d’installer une application… permettant de prendre en photo une pub… pour voir plus de pubs !
Google Goggle est un service déjà actif, permettant d’effectuer une recherche Google à travers la prise d’une photo d’un objet/texte/image. Il y a donc déjà une utilité, qui ne fait qu’être complétée par le support publicitaire. Avant de permettre cet usage publicitaire, Google Goggle est d’abord un outil de recherche visuel reconnaissant déjà très bien les bâtiments, logos, etc.
Il s’agit donc simplement d’étendre cette fonctionnalité au domaine de la publicité. Une démonstration ci-dessous :

Deux approches différentes mais complémentaires donc de l’approche « Google » du lien entre le réel et le virtuel à travers le mobile.

Et pour vous, l’intégration de Google dans votre vie « physique » vous freinerait-elle à utiliser ses services ? Où cela ne représente aucune différence avec le lien que vous entretenez (ou non :) ) avec Google dans le « digital » ?


09nov

Quand Trombi.com célèbre ses obsèques


Avez-vous connu Trombi.com ? Ou devrais-je plutôt dire « connaissez-vous » Trombi.com, le service étant visiblement toujours actif.
C’est un site d’une autre époque, celle où la question qui se posait n’était pas : Tu es plutôt présent sur Viadeo, Linkedin ou Facebook ? mais plutôt : Tu es sur Copains d’avant ?
Ah, Copains d’Avant… visiblement en terme d’inscrits ça ne va pas si mal de leur côté, et il est vrai que leur référencement permet de voir des résultats remonter régulièrement. Je noterais néanmoins leur passage au « tout (ou presque) payant peu de temps avant l’explosion de Facebook en France… j’imagine le déluge en terme d’usage à ce moment de l’histoire de la société…

Revenons à nos moutons… Trombi.com donc.
Il y a des chiffres qui me dépassent. Il y aurait ainsi plus de 19% de la population française inscrite sur Trombi.com . Et en octobre 2008, c’était le 83e site le plus consulté en France.
Et pourtant, alors que ces chiffres nous invitent à penser que tout le monde se retrouve joyeusement sur Trombi.com, les e-mailings envoyés par le site ne traduisent pas tout à fait les mêmes tendances.

Voici donc ce que j’ai reçu, la nuit dernière, avec les fanfares (le champagne n’aurait visiblement pas été de trop).

Outre le fait que me féliciter d’avoir atteint le nombre si prestigieux de 66 visites (à la rigueur 666, et encore) me parait… au mieux ridicule, au pire désespéré (je pense qu’il y a plus de visites chaque semaine sur mon profil Viadeo…), ces visites s’étendent non seulement sur une période indéfinie, mais… la dernière date d’il y a plus de 3 ans.

Le hasard fait de drôle de choses, mais l’été 2007 correspond exactement au début d’adoption « massive » de Facebook à travers le monde (cap des 50 millions d’inscrits atteint). De là à observer un abandon total du service, je ne m’y attendais pas réellement… mais cet e-mail me laisse y penser…

Et vous, vous retrouvez souvent d’anciens camarades sur Copains d’Avant ou Trombi ?


21oct

Et si Twitter était un chat ou un Skyblog comme les autres ?

Etrange approche je vous l’accorde… revenons à l’origine de cette question pour mieux comprendre.
Sur Twitter, j’ai toujours trouvé que les utilisateurs étaient particulièrement disciplinés, polis, voire même « éduqués » à en croire le peu de « fottes d’ortograf » (oui, dommage de se dire que l’orthographe est liée à l’éducation de manière si discriminante).
En 140 caractères, il me semble que je ne vois qu’extrêmement rarement passer d’abréviations… et encore moins de langage dit « SMS ».
Alors oui, au début, il y a quelques années, ça pouvait sembler normal, mais aujourd’hui, alors que « Twitter » est connu (au moins de nom) par 80% des internautes français, le réflexe 140 caractères = SMS = langage SMS raccourci aurait du plus transparaître, non ?

Grosse désillusion ces derniers jours, mais gros espoir pour facebook : Twitter n’est pas différent, enfin en tout cas pas auprès d’une certaine cible… que je ne suis/follow pas et évite donc savamment.
- Désillusion pour moi car je pensais le service différent, à part, une sorte de niche perdue dans une société où tout le monde parle n’importe comment, fait des fautes à tout-va sans s’en soucier le moins du monde, et ou les MDR KIKOO LOL PTDR KI KOI sont les rois.
- Espoir pour Twitter, car c’est clairement le signe d’une démocratisation du service… oui je me réveille un peu en découvrant ça.

J’ai eu cette illumination sur une recherche Twitter, suite à un lapsus sympathique du JDN, interviewant un ancien président de « gogole Europe du sud » (coquille corrigée depuis)… Bref je voulais voir si ce lapsus avait « buzzé » (même timidement !).

Ma découverte ne fut pas des moindres (déjà constatée auparavant, mais beau florilège ici)… avec des conversations au mieux dignes d’un chat privé, mais étalées aux yeux de tous, dans un langage assez peu… maîtrisé parfois, la catastrophe linguistique étant généralement évitée.
Le plus étonnant est que les protagonistes de ces échange type messagerie instantanée ont tout de même des centaines de followers !

Bref, sans plus attendre quelques florilèges de ces échanges palpitants :

1 – Raconte-nous ta vie, nous sommes 900 à ne pas être intéressés par cet échange

2 – Quand Twitter remplace MSN

Un bel avenir s’offre à Twitter :) .

Crédit photo : Diego Duarte Cereceda


22avr

Facebook vs Google vs Microsoft : FB nouveau maître du web ?

Facebook a annoncé hier une mise à jour majeure pour les développeurs, poussant encore plus son pouvoir sur le web. A l’heure où les forces en présence se livrent une bataille pouvant déterminer UN acteur contrôlant le web (et au delà…), il est intéressant de revoir les modèles de chacun des protagonistes.


Microsoft :
Situation pas forcément évidente pour Microsoft. Enfin… pas évidente parce que justement son monopole semblait initialement inévitable.
Tout commence avec Windows, encore aujourd’hui présent sur plus environ 90% des ordinateurs. S’en suit alors Internet Explorer, qui réussit à terrasser Netscape. Et… MSN Messenger, toujours un acteur majeur de la conversation en ligne.
En bref, une stratégie principalement orientée logiciel, à l’exception d’hotmail, plus grand succès web de Microsoft encore aujourd’hui.
Microsoft s’est bien essayé à une infiltration plus globale du web, avec son « Passeport », supposé faciliter la gestion de ses connexions sur le web avec un compte unique, mais la sauce n’a pas pris.
Aujourd’hui, Microsoft semble enfin mettre les bouchées doubles pour faire le lien entre son univers du logiciel et les services web… mais un peu tard ?

En résumé, le modèle Microsoft s’est plus basé sur une exploitation de ses quasi monopoles dans différents domaines que dans de l’innovation poussant ses services au-delà de son périmètre initial…


Google :
Ah Google, maître du web. Le principe initial est assez simple, c’est la porte d’entrée sur l’internet mondial. Demandez à quelqu’un comment il va sur Facebook ou MSN, il y a de forte chance pour qu’il tape « msn » ou « facebook » dans son moteur de recherche préféré.
De là est née une monétisation des recherches, suffisamment rentable à elle seule pour que… Google voit plus loin, beaucoup plus loin.
Google fonctionne « par extension », allant chaque jour un peu plus loin, mais avec une logique assez constante sur l’ensemble des services : connaître toujours plus l’internaute et intégrer sur les pages qu’il visite des publicités contextualisées, que les annonceurs sont donc prêts à acheter, car ciblées.
Ces évolutions ont toujours été liées aux modifications des usages du web, bien souvent précurseur dans les différents domaines… ou alors rachetant vite des sociétés prometteuses.
Il y a donc eu les publicités sur Google (Adwords), sur des sites totalement indépendants de Google (Adsense), un Webmail (avec publicités), un service de cartes avec publicités géolocalisées, des publicités sur mobile… et quelques tentatives pour sortir du web (pub journaux petites annonces, radio, tv…).

En résumé, un modèle basé sur l’innovation permanente, la diversification des activités, qui permet à Google de couvrir la quasitotalité du périmètre d’action des internautes… et d’offrir aux annonceurs une offre toute aussi complète que les services proposés aux internautes.


Facebook
Ah Facebook, le petit dernier. Là où Microsoft avait dès la démocratisation du web l’avantage d’être présent sur la quasi totalité des ordinateurs et là où Google est rapidement devenu un incontournable dans la navigation des internautes à travers le monde, Facebook est parti de… très peu.
L’origine de Facebook, ce sont les étudiants. Et c’est là que c’est intéressant, car on se retrouve vite face à un « Classmates.com » (et en France copains d’avant), qui étaient leaders sur leurs marchés respectifs… mais se sont contentés de la fonctionnalité basique : retrouvez vos anciens camarades.
Facebook a opté pour une stratégie beaucoup plus globale, venant comme une pièce communautaire « logique » dans l’expérience des internautes.
C’est d’abord passé par le site en lui-même, avec des fonctionnalités de partage de photos/texte/vidéos, une ouverture aux développeurs pour créer des applications au sein du site, puis… le modèle pouvant faire de Facebook un incontournable est arrivé.
Fort de plus de 300 millions de membres, la puissance de frappe de Facebook était massive. Les fonctionnalités facebook exportées sur les sites avaient donc toute leur légitimité. Partage de contenus dans un premier temps, puis exploitation directe depuis un site des informations renseignées sur facebook (utilisation du compte FB pour se connecter sur des sites, invitation d’amis, utilisation des médias uploadés sur FB…), la présence de FB à travers le web est devenue assez massive l’année passée.
Une stratégie donc basée sur la masse de ses inscrits… mais aussi et surtout sur leurs communautés respectives.

Ce qui nous amène à F8, la troisième conférence annuelle de Facebook (à destination des développeurs), qui se tient actuellement.
Alors qu’on avait jusqu’à présent la possibilité, depuis un site, de partager une page sur Facebook ou encore de se logger (mais en confirmant l’autorisation au site d’échanger avec son compte Facebook), il est maintenant possible d’interagir directement sur le site, en un clic, et sans aucune confirmation. J’ai ajouté cette fonctionnalité sur ce blog, et je dois avouer que du point de vue « webmaster », c’est d’une simplicité enfantine : je copie-colle un code fourni par Facebook, et voilà, vous pouvez aimer/recommander un article en un clic.

Parmi les nouveautés également, des statistiques de son site… liées aux interactions facebook de ses visiteurs.
Pour les sites utilisant la fonction, c’est un outil incroyablement riche. En effet, à terme, on peut imaginer une analyse détaillée des visiteurs actifs de son site, permettant de définir que le produit « A » est plutôt apprécié des femmes célibataires aimant le rock et ayant entre 25 et 35 ans, alors que le produit « B » obtient les faveurs des hommes de 35 à 45 ans, mariés avec enfants. Bref, des statistiques qui manquent aujourd’hui dans le paysage du web, et que seul un acteur comme Facebook est en mesure d’apporter.

En résumé, un modèle basé sur toute la sphère sociale, la valeur des avis de ses amis. Si mes amis aiment, c’est que c’est fait pour moi. Et côté annonceur, un potentiel élevé de valeur des informations glanées sur mes visiteurs/utilisateurs.

Mais où est-ce que je veux en venir ?

Un résumé du succès de chacun des acteurs présentés ici pourrait être résumé ainsi :
- Microsoft par défaut initialement, dans un univers concurrentiel où le quasi monopole lui a permis de toucher la masse
- Google pour combler un manque de « guide » sur le web. Une approche très pragmatique, tournée vers l’information
- Facebook répondant à une croissance des relations « ouvertes » entre les internautes (on ne s’échange plus forcément les mêmes mails, mais on partage l’information sur facebook)

Cette dimension sociale est aujourd’hui au coeur des usages. Si nous ajoutons à cela la valeur que peuvent avoir les informations des utilisateurs de Facebook pour les marques, il est tentant de s’imaginer que Facebook a maintenant toutes les billes pour remplacer Google comme « maître du web ».

Pourtant, je reste persuadé que l’approche de Google reste la plus prometteuse. Une diversification des activités pour une présence dans la vie de tous, à tout moment… sans pour autant nécessiter de s’inscrire.
Facebook, de son côté, fait la part belle à la valeur accordée à l’avis de ses « amis ». Mais n’y a-t-il pas déjà une pollution au sein même de ses amis ? Suis-je vraiment intéressé par ce que 10 de mes amis pensent et me recommandent ? Parfois peut-être, mais sans doute pas tout le temps, où je cherche de l’information brute, des avis objectifs, dans un cadre sortant complètement de mon entourage.

La lutte entre Google et Facebook risque en tout cas de fortement s’amplifier dans les mois et années à venir…

Pour aller plus loin :
Le nouveau Facebook est-il diabolique ? – Read Write Web
Bienvenue sur le web « Pop-Corn » – ikon
Facebook for Web Sites – Facebook
Levi’s Friend’s Store – Levi.com
Docs.com = Microsoft Office pour Facebook – Descary.com
Facebook:What They Announced At F8 – the NEXT WEB
Google ? Facebook veut ta peau ! – all about web


25fév

Google peut-il vraiment euthanasier Internet Explorer 6 ?


Tout le monde veut la mort d’IE 6. Les développeurs/intégrateurs, les internautes… et même certainement Internet Explorer 6 lui-même, qui a bien mérité sa retraite :) .
Et pourtant, ce navigateur de Microsoft, né en 2001 et « remplacé » en 2006 par IE7, coule encore des jours heureux (ou pas) en cette année 2010…

Pourquoi ce titre d’article ? Vous l’avez peut-être déjà lu, Google a décidé d’arrêter le support d’Internet Explorer 6 pour sa suite bureautique en ligne (Google Apps), mais aussi, et ce dès le 1er mars, de YouTube.
On peut donc supposer que la vie d’Internet Explorer prendra un terme dans le courant de l’année 2010, les utilisateurs mettant progressivement à jour leur navigateur. Certains organisent d’ailleurs des funérailles en l’hommage de ce navigateur ancestral ! Vous pouvez ainsi vous rendre à Denver le 4 mars pour vous recueillir et célébrer l’euthanasie d’IE6.

Mais cette mort annoncée et quasiment promise est-elle bien certaine ?
Ce n’est pas là la première initiative pour débrancher le pacemaker et laisser IE6 s’endormir pour de bon.
Certes, c’est ici Google et ses sites parmi les plus visités au monde qui agit, mais qu’en est-il est utilisateurs d’IE6 ?

Qui d’entre vous utilise encore IE6 ? Je veux dire, qui, CHEZ LUI, utilise IE6 ?

Il faut avoir Windows XP ou antérieur (quand on sait que 271,1 millions de PC ont été vendus en 2007, plus de 300 millions en 2008 , ainsi qu’en 2009, sans compter les mises à jour sans changer d’ordinateur… ça ne laisse pas non plus la majorité de la population)

Mon avis est que la quasi totalité des IE6 encore utilisés aujourd’hui le sont donc plus que probablement sur le lieu de travail. J’ai beau travailler dans une agence web… par défaut c’est Internet Explorer 6 qui est installé (très bien pour les tests… mais malheureusement ce n’est sans doute pas l’explication de la présence de cet outil dépassé…).

Et… ça a toujours été le problème des campagnes pour tuer IE6 : Les utilisateurs IE6 ne le sont pas vraiment par choix, c’est tout simplement leur service informatique qui le leur impose…

Donc que YouTube ne supporte plus IE6… ne règlera pas le problème pour de bon. Il permettra simplement que les rares brebis égarées utilisant encore IE6 chez eux retrouvent le droit chemin en passant à un navigateur moderne, mais ça ne changera rien à la situation en entreprise, où IE6 restera là par défaut.

J’espère sincèrement me tromper…


11jan

2009 : L'année et la décennie en 30 liens

Bonne année à tous !
Après quelques vacances et la rentrée, me voici de retour pour actualiser le blog.
Pour commencer 2010, j’aurais voulu faire une simple liste des 10-20 articles clés de l’année, mais il s’est passé beaucoup trop de choses… je vous redirige donc vers des listes dédiées à différents domaines. De Google à la photographie, en passant par les vidéos qui ont buzzé, tout 2009 (ou presque) peut être retrouvé à travers les liens de ce billet. (et quelques éléments sur la décennie 2000s également)

Photographie / Cinema / Design :
Most Popular Photography Hacks of 2009 – Lifehacker
Cinema 2009 (342 films de 2009 en 7 minutes) – Kees van Dijkhuizen
Smashing Highlights 2009 – Smashing Magazine

Google :
This year in Google : The 2009 Edition – Lifehacker
Looking Back at Google in 2009 – Google Blogoscoped
Top Google Apps in 2009 – Google Operating System

Vidéo :
YouTube Reveals Hottest Search Terms and Most-Watched Videos for 2009 – Search Engine Watch
Vimeo’s 25 favorite videos of 2009 – Vimeo
Time-Lapse Video – One Year in One Minute – Digital Inspiration

Mobile :
The Best iPhone Apps Of 2009 – Techcrunch

Web « Social » :
What Twitter and Facebook’s 2009 Trends Tell Us About Ourselves – Mashable
The Top 10 Web 2.0 Trends of 2009 – Stepcase Lifehack

Mode de vie/travail :
Most Popular Featured Workspaces of 2009 – Lifehacker
Most Popular Repurposing Tricks of 2009 – Lifehacker
The 90 Best Lifehacks of 2009 : The Year in Review – Stepcase Lifehack

High-Tech / Business :
Top Stocks of the Decade – TIME
Les principales acquisitions de 2009 – LeJournalduNet
Top 7 Disruptions of the Year – Wired
Rétrospective 2009 la guerre hightech – Thierry Roget
The 45 Most Influential People in 2009 – Genuine Chris
#%*@#! The top 10 tech ‘fails’ of 2009 – CNN

Guides / Tutorials WEB :
Top WordPress hacks of 2009 – Cats Who Code
Most Popular Firefox Extensions and Themes of 2009 – Lifehacker
Most Popular Hive Five Topics of 2009 – Lifehacker

Liste de listes :
The Ten Top Top Ten Lists Of The Last Ten Days – The Next Web

Décennie 2000s :
Video : A Decade Of Tech Highs And Business Lows – TechCrunch
Worst Gadgets Gallery – Gizmodo
The 15 Most Influential Games of the Decade – Wired
Picturing the Pas 10 Years – NyTimes
Bilan des années web 2000 ou les 10 faits marquants de l’histoire d’Altaïde – Jacques Froissant