Bon… eh bien visiblement j’avais mal interprété la montée en puissance de Mad Men sur Twitter.
Il ne s’agissait pas de l’équipe de Mad Men mais d’un groupe indépendant…
AMC, chaîne diffusant Mad Men a demandé à Twitter de clore les comptes de certains personnages, s’appuyant sur le DMCA (Digital Millenium Copyright Act), loi visant au respect des droits d’auteurs.
Dommage que AMC n’ait pas su profiter du phénomène, car c’était là une illustration parfaite d’un Brand Hijacking favorable à la marque, l’utilisation faite des personnages ne faisant qu’aller dans le sens de la série.
Cependant, il est également compréhensible qu’AMC ait préféré arrêter ça avant que les conversations dérapent…
Cela illustre bien une réaction d’un média traditionnel (TV) à un phénomène qui le dépasse et dont il sent qu’il perd le contrôle.
Cette opération, bien que non-officielle, restera cependant un exemple en terme de promotion de marque sur Twitter, et la place est donc encore libre pour qui souhaiterait mettre en place ce type de stratégie sociale sur Twitter.
La magie de tout ça… c’est qu’officiel ou non, la sauce a très bien pris, engageant des conversations entre internautes et personnages, la qualité des réponses et leur adéquation avec les héros de la série favorisant les discussions et le bouche à oreille… Bref, c’est sans doute dommage de la part d’AMC, mais ça ne devrait pas non plus porter préjudice à la série !
Category Archives: Marketing Viral
Entreprises et Twitter : Mad Men va loin!
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Bien que le développement de Twitter et des divers services de « micro-blogging » en soient encore à leur balbutiement, les initiatives commerciales pour tenter d’exploiter le phénomène sont très intéressantes.
Il y a par exemple la presse, avec CNN, BBC, NyTimes, qui diffusent les infos par twitter et/ou l’utilisent pour interagir avec les lecteurs.
D’autres entreprises telles que Southwest Airlines l’utilisent également clairement pour de la relation client en 140 caractères…
Bref, il y a de tout, alors que ça ne fait que commencer.
Cependant, la dernière opération m’ayant marqué va au-delà et me semble très intéressante, allant jusqu’à potentiellement remettre en cause les notions clé du permission marketing (« Campagnes promotionnelles par courrier électronique ciblées vers des populations volontaires et consentantes »).
La semaine dernière, Briko demandait à la communauté quelles séries lui étaient conseillées…
Je lui conseille alors entre autre Mad Men, série américaine nous replongeant dans l’univers de Sterling Cooper, entreprise fictive de Publicité dans le New York des années 60. (Je vous recommande bien sûr cette série, surtout si vous travaillez de près ou de loin dans la publicité
).
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Hier, en revenant de weekend, j’ai la surprise de voir que « Peggy Olson » m’a ajouté à ses contacts sur Twitter.
Venant de regarder un épisode de Mad Men, je fus tout de suite surpris de voir que l’assistante de Don Draper (héros de la série), venait de m’ajouter à ses contacts
.
Ma supposition est donc que l’équipe derrière Mad Men observe les conversations Twitter pour en faire ressortir celles traitant de la série. Pour cela rien de plus simple ! Rendez-vous ici ! (NDLR : 11 personnes parlant de Mad Men sur Twitter sur l’heure passée)
Donc, initialement, UN personnage de la série vous contacte…
Mais là où l’opération va encore plus loin, c’est qu’une fois que vous avez décidé de votre plein gré de suivre les propos de ce personnage ou d’un autre, TOUS les personnages de la série vont suivre vos « Tweets » !
Je ne suis pas sûr de les avoir tous trouvés, mais voici ceux que j’ai pu dénicher :
Joan Holloway
Peggy Olson
Don Draper
Betty Draper
Roger Sterling
http://twitter.com/Sal_Romano
Bertram Cooper
Pete Campbell
Paul Kinsey
Bobbie Barrett
C’est énorme… une présence de chacun des personnages sur internet, et une prise de contact avec les spectateurs en s’assurant d’abord de leur intérêt pour la série.
1) Vous parlez de la série ?
– Très bien, un personnage vous suit
2) Vous décidez de suivre les « Tweets » d’un personnage ?
– Mise une place du rouleau compresseur !
Bien que la deuxième phase de l’opération soit complexe à mettre en place, je pense que la première est « relativement » simple et peut être très efficace, tant en terme de relation clientèle (en cas de conflit, mécontentement, etc) que pour du CRM et l’entretien d’une relation plus « proche » avec ses clients… mais aussi pour du marketing viral, comme c’est le cas ici !
Et vous, avez-vous observé des actions intéressantes/prometteuses de la part d’entreprises sur Twitter ?
Marketing Alternatif et Automobile – BMW + Smart
Dans l’actualité du marketing alternatif cette semaine, deux campagnes automobiles très différentes, illustrant parfaitement l’amplitude d’actions possibles pour communiquer autrement sur ces produits.
La première campagne, pour Smart, exploite habilement le claim du véhicule : « Fits everywhere ».
Pour cela, l’agence Jung von Matt, en Suisse, a décidé d’insérer une publicité Smart entre deux billboards Mercedes et Jaguar.
Facile de manquer cette publicité en passant devant… mais pour ceux qui l’aperçoivent, le message passe tout de suite
.


La seconde campagne, pour BMW, est d’une toute autre ampleur. Là où Smart exploite à faible coût et de manière maligne des affichages urbains, BMW a opté pour un réel dispositif massif, entièrement créé pour le lancement de la série 7.
Ce dispositif n’est rien d’autre que le plus grand sablier du monde, construit en 9 jours sur la place Rouge de Moscou. 180 000 boules argentées sont ainsi tombées progressivement dans la partie inférieure du sablier, dévoilant le nouveau véhicule de BMW au bout de deux jours.




Voici encore une preuve que, tant en ligne qu’hors ligne, les marques automobiles premium sont prêtes à mettre les moyens nécessaires pour conquérir une clientèle russe… aisée !
Sources :
BriefBlog : Guerrilla de Smart en Suiza
The Cool Hunter : BMW Hour Glass
Born Rich : Dazzling hourglass reveals BMW 7-Series with style
Buzzer sur le buzz des autres
Exploiter des vidéos à la mode pour les détourner en restant très proche de la vidéo initiale est devenu un véritable phénomène de mode pour certaines sociétés.
Parmi ces vidéos virales très reprises, deux exemples phares : Macbook Air et Dove Evolution
Les originales :
Macbook Air :
Dove Evolution :
Ces vidéos ont chacune été visualisées des millions de fois sur YouTube, Dailymotion, etc.
Des parodies ont alors été réalisées, le buzz ayant véritablement pris.
Il ne reste alors plus qu’à des entreprises opportunistes de sauter sur l’occasion et de profiter de l’engouement pour ces vidéos.
Exemple MacBook Air : Lenovo et son ultraportable ThinkPad X300
Exemple Dove Evolution : Foster Farms et son film Transformation
Autre exemple Dove avec Onslaught et sa copie par Greenpeace :
C’est donc une opération très rentable pour le plagieur, s’évitant les frais de chercher un concept réellement impactant et s’assurant une bonne visibilité.
Cependant, c’est également très intéressant pour le plagié, dont la vidéo sera à nouveau évoqué lorsque la vidéo du plagieur sera visualisée…
Une solution gagnant-gagnant donc ! (bien que les copies présentées ici aillent clairement en opposition direct avec les vidéos initiales)
Paint That Shit Gold – NetDisaster Like
Vous connaissez sans doute NetDisaster, un site permettant de détruire une page web (enfin uniquement en apparence hein, vous ne touchez pas réellement à la page en question) avec l’aide d’outils graphiques variés : Météorites, déluges, fusillade.
Bref, un principe simple et amusant au moins 2 minutes
.
Je n’avais cependant jamais vu ce principe exploité de manière commerciale.
C’est maintenant chose faite avec le groupe Atmosphère, pour la sortie de son album : When Life Gives You Lemon, You Paint That Shit Gold.
Le principe est simple, et colle parfaitement à l’album promu : Saisissez l’url d’un site à peindre, et utilisez les différents outils à votre disposition (Spray, Stylo, Feutre, Tampons…), la couleur, la taille, etc, et vous pourrez le repeindre en or
.

L’astuce, pendant que vous faites ça, vous aurez le plaisir d’entendre le dernier album d’Atmosphere. Bon, de ce côté là… tous les goûts sont dans la nature
.
J’aime la simplicité et l’adéquation avec le produit vendu, dommage qu’une présentation du groupe ne soit pas plus facilement accessible et que la musique se coupe à chaque changement de page, mais ça reste sympathique !
Direction PaintThatShitGold !
Va te faire recycler | Face de pile
Email reçu de SixandCo, agence Fullsix, cet après midi pour le site Facedepile.fr:
Bonjour ami blogueur,
Si je te contacte c’est parce que mes amies piles usagées et moi-même avons besoin de ton aide…
« Si personne ne nous emmène à un point de collecte, nous ne pourrons pas être recyclées ! »
Si je te contacte c’est parce que nous n’avons pas assez d’argent pour faire de l’achat média et tu es le seul à pouvoir nous aider à faire passer notre message…
« Si personne ne nous emmène dans les boites mails, nous ne pourrons pas être écoutées ! »
Découvre notre film ici : http://www.dailymotion.com/video/x50j82_facedepile_fun
J’ai trouvé cette approche assez sympathique et en allant sur facedepile.fr, voyant que l’email correspondait réellement à l’état d’esprit de la campagne, je n’ai pas pu résister à vous en parler
.
Le pitch :
Imaginez que les piles aient des jambes. Une fois qu’elles sont usagées, elles traverseraient toute la ville pour trouver le point de collecte leur permettant d’être recyclées.
La vidéo :
Mon avis :
C’est simple, ça parle d’un sujet d’actualité de manière légère… et… il est bien vrai que je ne connaissais absolument pas Corepile (Collecte et recyclage des piles et accumulateurs) avant cette campagne…
En bref, je trouve que la campagne dans sa globalité sonne assez juste, sans prétention, des vidéos au site en passant par la communication aux bloggeurs.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Flunch et les Zaccros du plaisir
Quand on me parle de flunch, ça me rappelle de bons vieux souvenirs, quand j’étais petit et que j’allais au flunch… mais je dois bien avouer ne pas y être allé depuis une bonne dizaine d’années je pense.
Entre le peu de Flunch dans lesquels j’ai eu l’occasion d’aller et le cadre qui ne m’attire pas particulièrement, je n’ai jamais vraiment fait la démarche d’y retourner, et ce malgré les arguments commerciaux (plats équilibrés, légumes à volonté, etc). (c’est sûr que c’est très probablement meilleur qu’un Fast Food à l’américaine dont je tairai le nom…)
Visiblement, je ne suis sans doute pas le seul à ne pas avoir LA bonne perception de ce que peut offrir Flunch. C’est sans doute pourquoi la chaîne de F(ast) Lunch a lancé lundi une campagne « Les zaccros du plaisir », composée de 6 épisodes illustrant des expériences clients chez Flunch, accros à Flunch et consultant un psy pour s’exprimer sur cette addiction.
Deux copines, une bande d’amis, un couple, un jeune célibataire, un cadre sup’ costard cravate et deux personnes âgées, voilà de quoi toucher toute la population !
Un seul épisode disponible pour le moment, celui des deux copines, les suivants arrivant au rythme d’un par semaine. Dans ce premier épisode, l’une des deux amies est une « Klépto Woman », mettant ses plats Flunch dans des Tupperware (c) le midi pour les servir à son mari le soir, ce dernier prenant donc sa femme pour un vrai chef cuistot.
Je n’accroche pas forcément à ce premier épisode, sans doute car il joue sur la qualité des produits, déjà vantés par la marque. Il ne me présente donc rien m’invitant personnellement à me rendre au plus vite au Flunch le plus proche. L’épisode est par ailleurs assez cliché/sexiste (ie la femme DOIT être bonne cuisinière, et le mari attendre cela de sa femme), mais gageons que les épisodes suivants aborderont d’autres thèmes de manière moins « cliché ».
Cette campagne aura en tout cas le mérite de rajeunir l’image de marque et de montrer que tout le monde (grands, petits, célibataires, amis, etc) peuvent apprécier un repas au Flunch, avis qui semble ressortir également des commentaires déposés sur le site Ciao.fr.
(Ce billet est sponsorisé par Blogrider)
Knacki Ball – C'est bon d'avoir les boules | Application Facebook + Blog
J’étais hier soir à une soirée organisée par Ogilvy pour le lancement d’une campagne Web « Knacki Ball ».
Vous connaissez certainement, non ? Mais si, souvenez-vous, une pub TV avec un jeune, seul, devant une baie vitrée, se dirigeant vers son four à micro-ondes, se retournant, et, devant une bandes de jeunes s’éclatant lors d’une soirée branchée dans l’immeuble d’en face, se mettant à chanter « Fiiiire, desiiire », seul, en bon looser, mangeant des Knacki Ball, suivi du slogan : « C’est bon d’avoir les boules ».
Et dire que c’était il y a 6 ans… si, si je vous jure, c’est Charlotte de chez Knacki qui me l’a dit… le temps passe.
Aujourd’hui, plus de télé, mais le web, parce que le web, c’est mieux, non ?
Bref, Knacki Ball ne fait plus de mass média, mais préfère axer sa communication sur internet (pour le moment), avec la dérision, la communauté, bref, parfait pour un web 2.0 de plus en plus « standard » dans la consommation de la cible Knacki Ball, j’ai nommé les 25-35 ans.
Pour cela, rien de plus simple :
– Un application Facebook proposant de « BlackBouler » ces amis, à l’image d’une blacklist, mais cette fois-ci pour souligner la « loose » de ces contacts (qui aime bien châtie bien…). Il faut donc choisir son ami, préciser en quoi il mérite d’être blackboulé, et le tour est joué.
Un classement est alors établi, permettant savoir qui est le plus grand looser, qui doit vraiment avoir les boules. Mais comme c’est bon d’avoir les boules, il en a de la chance ce looser
, et tous les mois, le plus grand looser remporte un kit soirée, composé de knacki, d’une boule à facettes, de boisson… bref un kit parfait pour une soirée de loose ?
– Un blog, relayant l’opération Facebook, affichant le classement (photo et score à l’appui, extraits directement des infos facebook), mais aussi des anecdotes de « loose », que peuvent envoyer tous les fans de Knacki Ball ayant connu une situation dont les acteurs ont du « avoir les boules ».
En bref, une campagne qui, je trouve, rentre parfaitement dans l’usage de facebook, à côté des pokes, superpoke, et autres vampires ou pirates, rendant donc son usage très simple, non intrusif et ludique. Le relai sur le blog permet de toucher une cible n’utilisant pas forcément Facebook, et permet donc de toucher une audience plus large, bien que l’objectif ne soit clairement pas de faire du mass média.
En résumé, une soirée à l’image de ce qui s’annonce pour cette campagne, très sympathique, avec des rencontres (Ron L’infirmier – Pardon : William Rejault, ViaComIT, Cyrille Chaudoit, Damien Anfroy, Sébastien Foulard, Eric Maillard, Damien de Blignières, Raphaël Ly…, très intéressant donc, plus ou moins furtif) mais aussi un apéritif très agréable au palais
, une démonstration simple mais efficace de la campagne, dans un cadre agréable (merci la météo), en terrasse sur les Champs Elysées, avec une vue dégagée sur Paris.
Burger King – REC | Exemples récents de Brand Hijacking
Je parlais il y a bientôt un an du Brand Hijacking, suite à la lecture d’un livre traitant de cette stratégie visant à laisser les consommateurs prendre le contrôle (plus ou moins) d’une marque.
Exemple n°1 : REC
Récemment, une publicité pour le film d’horreur REC a circulé sur internet. L’intérêt de cette vidéo était d’orienter la communication concernant le film non pas sur des images du film lui-même mais plutôt sur les réactions des spectateurs du film.
Ces derniers ont donc été filmés à leur insu en infra-rouge au cours d’une séance, faisant ressortir très clairement les réactions, sans pour autant montrer la moindre image du film.
Exemple n°2 : Burger King
Plus récemment encore, Burger King a également lancé une campagne basée sur la réaction de ses clients. Cette fois-ci, il s’agissait de la réaction suite à l’annonce de la suspension définitive (fictive) de la vente du « Whopper », LE burger clé de Burger King.
Je vous laisse regarder la vidéo, mais le résultat est assez intéressant, visant à démontrer que « Le whopper est LE burger préféré des américains ».
Burger King Whopper Freakout
Via Sendtofriend En résumé, bien que ces marques gardent un contrôle très important sur ce qu’elles choisissent de diffuser, je trouve l’approche très intéressante et sans doute plus efficace que bon nombre de discours marketing aseptisés.
Poweo ou comment un buzz peut vite mal tourner
Poweo a voulu exploiter le web et la coupe du monde de rugby pour se faire un peu de pub.
Seulement voilà… de nos jours, il est d’autant plus nécessaire de faire attention aux images qu’on diffuse qu’autrefois…
Retour sur cette histoire d’une pub surfant sur la vague évenementielle ayant vite tourné au vinaigre.
1) Poweo diffuse cette pub sur internet, présentant Chabal se rechargeant… en enfonçant ces doigts dans une prise de courant… malin… et irresponsable
2) De nombreux bloggeurs (dont Yannick Lejeune, Laurent Vermot Gauchy, Roycod, Sendtofriend, Guim, Jacques Froissant, Suchablog,…) relaient cette pub… en exprimant tout le « mal » qu’ils en pensent (et ils ont bien raison…). Roycod propose un « Google Bombing », liant le terme « irresponsable » à http://www.poweo.com et Poweo se retrouve donc pendant quelque temps en 3ème position pour la requête « irresponsable » sur Google (pas mal
).
3) Après quelques mails à Poweo et quelques jours de « bad buzz », Poweo contacte lesdits bloggeurs leur annonçant que la pub sera retirée au plus vite.
En conclusion, l’internet est certainement plus accessible que la TV pour un coup de pub pareil… mais il ne doit pas empêcher les annonceurs de rester « responsables »… sinon… le buzz se retourne vite contre soi.